Le cannabis est loin de faire l’unanimité

LUXEMBOURG – Portée par le parti Déi Gréng, la question d’une dépénalisation du cannabis ne fait pas l’unanimité politique.
article paru da s l’essentiel le 12 juin 2012, pour voir l’article, cliquez ici
Posséder, cultiver ou vendre du cannabis est punissable par la loi. Mais dans les faits, la simple détention du stupéfiant conduit souvent à une clémence judiciaire.
Ancrer une situation de fait à une confirmation dans les textes, c’est le credo de Déi Gréng. «Nous souhaitons la dépénalisation de l’usage et de la détention dans une quantité raisonnable», pointe Josée Lorsché, la députée chargée du sujet chez les Verts, qui planche sur une question parlementaire.
Tout en ayant conscience de marcher sur des œufs. «Sur ce sujet, on est tout de suite vus comme des politiciens prônant la criminalité. Le débat est toujours noir ou blanc», regrette Josée Lorsché. Qui, à titre personnel, ne fermerait pas la porte à une régulation de la distribution par l’État, dans des centres agréés, sous surveillance médicale.
Du côté des partis au pouvoir, on se retranche derrière l’accord de coalition gouvernementale, qui ne prévoit pas d’évolution de la législation. «La libéralisation n’était pas inscrite dans notre programme électoral», souligne Mars Di Bartolomeo (LSAP), le ministre de la Santé, conscient malgré tout de certaines vertus thérapeutiques de la substance. Au CSV, la question n’est «pas d’actualité». «Si on observe une tendance à la discussion, le CSV ne mènera pas les débats. Nous ne voyons pas l’utilité de changer la loi», balaie le responsable de la communication, Marco Goetz.
Mathieu Vacon

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