Colombera: pour le cannabis médical, défend un lycéen malade

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Jean Colombera déplore que le cannabis médical ne soit pas approuvé au Grand-Duché parce que le ministère de la Santé le voit comme une drogue.

Le député indépendant écrit dans un communiqué publié samedi qu’un jeune étudiant ayant reçu un médicament de ce genre sur prescription d’un médecin aurait été exclu d’un lycée pour un mois et qu’il devrait se soumettre à des tests de drogues durant quatre mois. Si l’un de ces tests s’avérait positif il risque l’exclusion définitive de son école.

Dans ce contexte, Jean Colombera fait appel au gouvernement pour retravailler le cadre législatif.

Communiqué de Jean Colombera

Le Sénat tchèque vient d’adopter avec 67 voix sur 74 un projet de loi sur l’usage médical du Cannabis. Ceci est une percée significative et les patients malades tchèques pourront bientôt bénéficier de cette plante médicinale salutaire. Au Luxembourg par contre il n’est pas possible de bénéficier de cette thérapie médicinale, car malgré que la loi du 11 avril 1983 stipule que toute substance (entre autres herbes, sommités fleuries…) qui guérit ou qui a une visée préventive est un médicament, le Ministre de la Santé s’oppose farouchement à tout usage et considère le Cannabis comme drogue. C’est une violation manifeste de la loi par le ministre de la Santé. Ceci justifierait un renvoi de la question devant la Cour Constitutionnelle.

Parallèlement un élève adulte souffrant de la maladie ADS (Attention Deficit Syndrome) fréquentant le Lycée Technique Agricole et travaillant dans une entreprise de formation prenant le produit néerlandais BEDROCAN à base de THC pour traiter sa maladie, produit prescrit par un médecin allemand, vient d’être exclu de tous les cours à partir du 18 février jusqu’au 22 mars inclus, a reçu 2 retenues, devra s’informer sur les devoirs à domicile sur mySchool et devra se soumettre à 4 reprises pendant 4 mois successifs à un test de dépistage de drogues. En cas de résultat positif d’un test de dépistage le dossier sera reporté devant le Conseil de Discipline qui pourra prononcer un renvoi définitif. Il faut savoir que sans cette médication, l’élève n’est pas fonctionnel et qu’aucun autre médicament tel la Ritaline a été efficace.

Se pose ici le problème du test positif qui ne pourra en aucun cas être un motif de renvoi (voir consigne du Ministère de la Santé au sujet de 8 travailleurs d’une firme au Sud du Pays qui avaient consommé du Cannabis récréatif et qui ont été limogés).

L’école doit avoir une responsabilité sociale et se demander pourquoi l’élève prend du Cannabis. Il ne suffit pas de renvoyer l’élève, alors que la politique générale consiste à intégrer les jeunes en leur procurant un poste de travail.

Cette façon de procéder est intolérable et j’invite le Gouvernement est à revoir sa politique au sujet des Drogues qui est incohérente et qui du fait qu’elle est répressive, est un facteur de déstabilisation sociale.
Source : http://5minutes.rtl.lu

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