Cannabis, Maladie de Parkinson

Kim UFCM Articles avril 9, 2019
La maladie de Parkinson se traduit par un ralentissement des mouvements, une rigidité musculaire et des tremblements au repos. Les traitements actuels consistent à prescrire des doses de médicaments, par exemple du lévodopa, ou, plus rarement, à réaliser une intervention chirurgicale au niveau du cerveau. Certains patients souffrant de la maladie de Parkinson (ou parkinsonisme) ont fait savoir à leur médecin que le cannabis avait un effet bénéfique sur les symptômes de leur maladie. Cependant, les chercheurs qui ont conduit une étude en 1990 auprès de 5 patients ayant fumé du cannabis, n’ont pu relever aucune amélioration des symptômes (Frankel, 1990).
Une enquête menée par des scientifiques de l’université de Prague, auprès de patients atteints de la maladie de Parkinson, met en lumière le fait que, dans le cas spécifique de ce trouble, et contrairement à d’autres maladies neurologiques, les effets bénéfiques du cannabis ne se manifestent qu’après une certaine durée. En 2002, cette enquête a été présentée aux États-Unis lors du Congrès international sur la maladie de Parkinson. Pour la réaliser, les chercheurs ont demandé à l’ensemble des patients atteints de parkinsonisme, suivis dans un service du centre médical à Prague, de répondre à un questionnaire. Parmi 630 formulaires envoyés, 339 ont été retournés. Voici les résultats de cette enquête : 25 % des patients ont déclaré consommer du cannabis, principalement par voie orale (feuilles fraîches ou séchées). Parmi eux, 46 % (39 personnes) ont observé une atténuation des symptômes de la maladie de Parkinson. 31 % ont signalé une diminution des tremblements au repos et 45 % ont ressenti une amélioration au niveau de la rigidité motrice. Quant au durcissement musculaire, un effet bénéfique a été observé par 38 % des patients et 14 % ont déclaré avoir ressenti une amélioration de la dyskinésie provoquée par le traitement à base de lévodopa. Les améliorations ont pu être observées en moyenne 1,7 mois après la première utilisation du cannabis.
Parfois, le traitement à la lévodopa provoque une dyskinésie chez les patients atteints de parkinsonisme. Le cas d’un patient isolé a été rapporté en 1985. Grâce à un traitement à base de cannabidiol (CBD) il a pu atténuer sa dyskinésie (Snider, 1985). Lors d’une étude conduite en 1998 auprès de 7 patients souffrant de dyskinésie liée à la lévodopa, le traitement à base de Dronabinol a également réduit significativement les dysfonctionnements dont souffraient les patients, sans pour autant aggraver l’ensemble des symptômes de la maladie de Parkinson (Sieradzan, 1998).
Globalement, il apparaît que les cannabinoïdes offrent un intérêt thérapeutique pour les troubles du mouvement (dyskinésies), effets secondaires induits par le lévodopa. En revanche, les résultats se sont révélés contradictoires pour la maladie de Parkinson. Il est possible qu’une telle contradiction soit liée au fait que les traitements à base de cannabis, contrairement à d’autres thérapies, doivent être utilisés longtemps avant qu’un effet thérapeutique soit mesurable.
La maladie de Parkinson se traduit par un ralentissement des mouvements, une rigidité musculaire et des tremblements au repos. Les traitements actuels consistent à prescrire des doses de médicaments, par exemple du lévodopa, ou, plus rarement, à réaliser une intervention chirurgicale au niveau du cerveau. Certains patients souffrant de la maladie de Parkinson (ou parkinsonisme) ont fait savoir à leur médecin que le cannabis avait un effet bénéfique sur les symptômes de leur maladie. Cependant, les chercheurs qui ont conduit une étude en 1990 auprès de 5 patients ayant fumé du cannabis, n’ont pu relever aucune amélioration des symptômes (Frankel, 1990).
Une enquête menée par des scientifiques de l’université de Prague, auprès de patients atteints de la maladie de Parkinson, met en lumière le fait que, dans le cas spécifique de ce trouble, et contrairement à d’autres maladies neurologiques, les effets bénéfiques du cannabis ne se manifestent qu’après une certaine durée. En 2002, cette enquête a été présentée aux États-Unis lors du Congrès international sur la maladie de Parkinson. Pour la réaliser, les chercheurs ont demandé à l’ensemble des patients atteints de parkinsonisme, suivis dans un service du centre médical à Prague, de répondre à un questionnaire. Parmi 630 formulaires envoyés, 339 ont été retournés. Voici les résultats de cette enquête : 25 % des patients ont déclaré consommer du cannabis, principalement par voie orale (feuilles fraîches ou séchées). Parmi eux, 46 % (39 personnes) ont observé une atténuation des symptômes de la maladie de Parkinson. 31 % ont signalé une diminution des tremblements au repos et 45 % ont ressenti une amélioration au niveau de la rigidité motrice. Quant au durcissement musculaire, un effet bénéfique a été observé par 38 % des patients et 14 % ont déclaré avoir ressenti une amélioration de la dyskinésie provoquée par le traitement à base de lévodopa. Les améliorations ont pu être observées en moyenne 1,7 mois après la première utilisation du cannabis.
Parfois, le traitement à la lévodopa provoque une dyskinésie chez les patients atteints de parkinsonisme. Le cas d’un patient isolé a été rapporté en 1985. Grâce à un traitement à base de cannabidiol (CBD) il a pu atténuer sa dyskinésie (Snider, 1985). Lors d’une étude conduite en 1998 auprès de 7 patients souffrant de dyskinésie liée à la lévodopa, le traitement à base de Dronabinol a également réduit significativement les dysfonctionnements dont souffraient les patients, sans pour autant aggraver l’ensemble des symptômes de la maladie de Parkinson (Sieradzan, 1998).
Globalement, il apparaît que les cannabinoïdes offrent un intérêt thérapeutique pour les troubles du mouvement (dyskinésies), effets secondaires induits par le lévodopa. En revanche, les résultats se sont révélés contradictoires pour la maladie de Parkinson. Il est possible qu’une telle contradiction soit liée au fait que les traitements à base de cannabis, contrairement à d’autres thérapies, doivent être utilisés longtemps avant qu’un effet thérapeutique soit mesurable.

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