Pour une meilleure santé pour tous, l’ONU revoit sa position sur les drogues

sebastien Actualités octobre 28, 2010

 

Rapport de l’Assemblé générale des nations unies du 6/08/ 2010

Rapport complet de l’ONU sur la réforme de la politique des drogues

Voir le résumé ci-dessous

Le système international actuel de lutte contre les drogues vise à l’instauration d’un monde sans drogues, en ayant recours, presque exclusivement, à des politiques de répression et des sanctions pénales.

L’échec de cette approche est toutefois de plus en plus évident, principalement du fait qu’elle ne tient pas compte des réalités de l’usage de drogues et de la toxicomanie. Alors que les drogues ont un effet néfaste sur la vie des individus et la société, ce régime trop répressif n’a pas atteint ses objectifs en matière de santé publique et a entraîné d’innombrables violations des droits de l’homme. La menace de sanctions pénales peut dissuader les consommateurs de drogues d’accéder aux services disponibles, voire les empêcher d’accéder aux soins de santé dans leur ensemble. La criminalisation et les pratiques trop répressives entravent également les initiatives de promotion sanitaire, perpétuent la stigmatisation et augmentent les risques sanitaires auxquels des populations entières – et pas seulement les consommateurs de drogues – peuvent être exposées. Dans certains pays, les personnes qui se droguent sont incarcérées et/ou contraintes de suivre un traitement. En outre, le régime international actuel de contrôle des drogues limite inutilement l’accès aux médicaments essentiels, ce qui porte atteinte à la jouissance du droit à la santé.

L’objectif premier du régime international de contrôle des drogues, tel qu’exposé dans le préambule de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, est la santé physique et morale de l’humanité, mais l’approche actuelle du contrôle de la consommation et de la détention de drogues va à l’encontre de cet objectif. Une mise en oeuvre généralisée des interventions visant à réduire les risques associés à l’utilisation de drogues (initiatives de réduction des risques) et la décriminalisation de certaines lois régissant la lutte contre les drogues amélioreraient manifestement la santé physique et morale des consommateurs de drogues et de la population en général.

De plus, les entités et les États Membres des Nations Unies devraient adopter une stratégie de lutte contre les drogues fondée sur le droit à la santé, encourager la cohérence et la communication dans l’ensemble du système, intégrer l’utilisation d’indicateurs et de directives, et envisager de créer un nouveau cadre juridique concernant certaines drogues illicites, afin de garantir le respect, la protection et l’exercice des droits des consommateurs de drogues.

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