Pour lire le rapport cliquez ici, Les Cannabinoides en Médecine

Cannabis sativa : mieux connu sous le nom de marijuana, a une histoire longue et controversée. Utilisé depuis des siècles pour sa haute valeur nutritive et ses propriétés thérapeutiques, la plante a été répertoriée comme une drogue illicite dans les années 1940 après une préoccupation soulevée sur son effet enivrant et des abus potentiels (Kogan et Mechoulam, 2007). À la même période, des médicaments plus efficaces ont été découverts et le cannabis fut dès lors considéré comme une simple curiosité scientifique (Klein, 2005). Toutefois, depuis le début des années 90, un regain d’intérêt a eu lieu quant à son usage médicinal, grâce à la découverte du système endocannabinoide (SEC). Ce système se compose des récepteurs endocannabinoïdes1, de cannabinoïdes endogènes, et d’ enzymes apparentées présents dans le corps humain et qui interagissent avec plusieurs autres neurotransmetteurs et d’autres systèmes neuromodulateurs (Klein et Newton, 2007; GWpharmaceuticals, 2010). Selon de récentes études, le cannabis produit des phytocannabinoïdes et leurs dérivés synthétiques peuvent agir sur le système SEC et exercent des effets différents dans le corps humains. À l’heure actuelle, les preuves des effets bénéfiques pharmacologiques du cannabis et de ses dérivés synthétiques s’accumulent. Aussi, un débat est en cours sur leur potentiel clinique et leurs effets secondaires potentiels (Kogan et Mechoulam, 2007). La sclérose en plaques, le cancer, le sida, le glaucome, l’arthrite rhumatoïde, l’épilepsie et les maladies neurodégénératives ne sont que quelques-uns des nombreux troubles pour lesquels les effets bénéfiques des cannabinoïdes ont été affirmés (Dennert, 2009; Pizzorno, 2010).

Les raisons relatives à cette faible acceptation ne sont pas complètement comprises. Aussi, pour une meilleure compréhension, ce projet vise à étudier la connaissance et les attitudes à l’égard des médicaments à base de cannabinoides (MBC) parmi les professionnels de la santé et des associations de patients néerlandais. En effet, les professionnels de la santé et les associations de patients, jouent un rôle d’envergure en matière d’acceptation des MBC, car ils sont en mesure de prescrire et / ou de recommander l’utilisation de ce type de médicament. Leurs expertises et attitudes à l’égard des MBC sont à la base de l’acceptation des MBC comme médecine. Les connaissances et les attitudes ont été étudiées, par rapport leur l’influence éventuelle sur le niveau d’expertise d’une personne et, par conséquent, son comportement vis-à-vis de l’obtention et de son utilisation (par exemple, ordonnance ou recommandation) (Goodstadt, 1978).

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