Des études menées aux États-Unis sur l’utilisation du Dronabinol, chez des patients atteints du sida ou de cancers, ont révélé que de nombreux sujets ont ressenti non seulement une réduction de leurs souffrances physiques, mais également une amélioration de leur état dépressif provoqué par ces maladies graves (Beal, 1995 ; Regelson, 1976).
Lors d’une enquête commune (britannique et américaine) conduite en 1997 auprès de patients souffrant de sclérose en plaques, environ 90 % des personnes interrogées ont signalé que le cannabis leur était bénéfique pour soulager non seulement les divers troubles physiques, mais également leur état dépressif (Consroe, 1997). Une enquête similaire, menée auprès de personnes atteintes du sida, a été présentée en 2003 lors du Congrès de la Société Américaine de Psychologie. Là encore, les patients ont révélé que la consommation de cannabis calmait leurs troubles physiques, tels que la perte de l’appétit et les douleurs. En parallèle, 57 % d’entre eux ont répondu en disant qu’ils en fumaient pour des raisons psychologiques.
Grâce à son action psychoactive, le cannabis permet de soulager provisoirement des souffrances à la fois physiques et psychiques. Ainsi il fait entrer un peu de bonheur dans la vie des patients. Or, il est connu que la joie et la volonté de vivre ont un effet bénéfique sur l’évolution de nombreuses maladies, tandis que le découragement et le désespoir ont l’effet inverse. Grâce au dosage on peut contrôler l’effet psychotrope du cannabis. Au cours des enquêtes citées ci-dessus, de légers effets antidépresseurs ont été observés même à des dosages relativement faibles, sans effet perceptible sur l’état psychique des patients.
Un patient atteint de leucémie (leucémie myéloïde chronique, LMC) s’est fait prescrire du Dronabinol pour mieux faire face à la perte de l’appétit et aux nausées, deux des effets secondaires de la chimiothérapie. Comme de nombreux autres patients, il a également découvert les effets antidépresseurs du cannabis. « Depuis novembre 2001, je reçois un traitement à base de Dronabinol, à un dosage moyen de 500 mg par mois. Entre juillet 2001 et septembre 2002, la LMC a pu être stabilisée grâce à un traitement de 260 μg d’interféron par semaine. Depuis octobre 2002, en tant que substitut, je prends 400 mg d’imatinib par jour. Quand en novembre 2001, j’ai pris pour la première fois du Dronabinol, l’effet a été complètement libérateur. Tout à coup, je m’intéressais de nouveau à ce qui se passait dans le monde, je voulais et je pouvais à nouveau écouter de la musique et lire le journal. C’est sans aucun doute le Dronabinol qui m’a aidé à surmonter le gouffre fait de souffrances physiques et psychologiques et qui à rendu plus agréables mes journées jusqu’alors gâchées par les effets secondaires de l’interféron. Mais finalement, le Dronabinol n’a pas été suffisamment fort pour avoir l’efficacité de l’interféron, et à mon avis, même une augmentation des doses de THC n’y aurait rien changé. (… ) En revanche, depuis que j’ai fini le traitement à base d’interféron, je prends de nouveau du Dronabinol. Je préfère 20 mg de Dronabinol par jour à 150 mg de Zoloft® ».
Certaines expériences avec du Dronabinol faites par des médecins praticiens allemands démontrent que le THC n’est pas seulement bénéfique pour traiter les dépressions réactionnelles, souvent liées à des maladies graves, mais également les dépressions dites névrotiques c’est-à-dire celles où la personne a le sentiment d’être abattue, de manquer d’entrain et de joie de vivre sans raison particulière et cela pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois. C’est dans ce contexte que j’aimerais apporter un exemple extrême, le cas d’une jeune femme qui prenait régulièrement treize médicaments différents (voire davantage, si besoin), dont des neuroleptiques, des antidé-presseurs, des analgésiques et des tranquillisants. Aujourd’hui, une seule ordonnance, parfaitement adaptée à son cas, lui suffit. Elle comprend la prescription de trois fois 5 mg de Dronabinol et d’un antidépresseur. La Caisse Fédérale d’assurance maladie d’Autriche, a refusé le remboursement du Dronabinol. Ce sont ses parents qui paient le traitement.
Voici un autre témoignage qui m’est parvenu par courrier. Suite à un déménagement, un homme était obligé de changer de médecin. Ses nouveaux médecins étaient persuadés que la consommation de cannabis est à l’origine des problèmes psychologiques de leur patient. « Comme vous pouvez le constater en consultant le rapport médical ci-joint, je souffre depuis de nombreuses années de dépressions, de myalgies ainsi que d’autres troubles somatiques, qui, jusqu’à ce jour, n’ont toujours pas pu être soignés malgré les multiples thérapies que j’ai suivies. Un jour, chez une personne de mon entourage, l’occasion s’est présentée de goûter au cannabis. C’est alors que je me suis aperçu que je pouvais ainsi soulager considérablement mes souffrances. Mes angoisses, ma mélancolie d’origine dépressive, mes douleurs musculaires et les nausées, c’est-à-dire l’ensemble des symptômes liés à ma maladie psychologique, se sont ostensiblement atténués. C’est bien grâce au cannabis que j’ai pu retrouver la joie de vivre. Mais les problèmes ont ressurgi lorsque j’ai déménagé de XX à YY. Mes nouveaux médecins affirment que mes troubles psychologiques viennent de la consommation de cannabis. Or, ce n’est pas le cas ».

Des études menées aux États-Unis sur l’utilisation du Dronabinol, chez des patients atteints du sida ou de cancers, ont révélé que de nombreux sujets ont ressenti non seulement une réduction de leurs souffrances physiques, mais également une amélioration de leur état dépressif provoqué par ces maladies graves (Beal, 1995 ; Regelson, 1976).Lors d’une enquête commune (britannique et américaine) conduite en 1997 auprès de patients souffrant de sclérose en plaques, environ 90 % des personnes interrogées ont signalé que le cannabis leur était bénéfique pour soulager non seulement les divers troubles physiques, mais également leur état dépressif (Consroe, 1997). Une enquête similaire, menée auprès de personnes atteintes du sida, a été présentée en 2003 lors du Congrès de la Société Américaine de Psychologie. Là encore, les patients ont révélé que la consommation de cannabis calmait leurs troubles physiques, tels que la perte de l’appétit et les douleurs. En parallèle, 57 % d’entre eux ont répondu en disant qu’ils en fumaient pour des raisons psychologiques.Grâce à son action psychoactive, le cannabis permet de soulager provisoirement des souffrances à la fois physiques et psychiques. Ainsi il fait entrer un peu de bonheur dans la vie des patients. Or, il est connu que la joie et la volonté de vivre ont un effet bénéfique sur l’évolution de nombreuses maladies, tandis que le découragement et le désespoir ont l’effet inverse. Grâce au dosage on peut contrôler l’effet psychotrope du cannabis. Au cours des enquêtes citées ci-dessus, de légers effets antidépresseurs ont été observés même à des dosages relativement faibles, sans effet perceptible sur l’état psychique57des patients.Un patient atteint de leucémie (leucémie myéloïde chronique, LMC) s’est fait prescrire du Dronabinol pour mieux faire face à la perte de l’appétit et aux nausées, deux des effets secondaires de la chimiothérapie. Comme de nombreux autres patients, il a également découvert les effets antidépresseurs du cannabis. « Depuis novembre 2001, je reçois un traitement à base de Dronabinol, à un dosage moyen de 500 mg par mois. Entre juillet 2001 et septembre 2002, la LMC a pu être stabilisée grâce à un traitement de 260 μg d’interféron par semaine. Depuis octobre 2002, en tant que substitut, je prends 400 mg d’imatinib par jour. Quand en novembre 2001, j’ai pris pour la première fois du Dronabinol, l’effet a été complètement libérateur. Tout à coup, je m’intéressais de nouveau à ce qui se passait dans le monde, je voulais et je pouvais à nouveau écouter de la musique et lire le journal. C’est sans aucun doute le Dronabinol qui m’a aidé à surmonter le gouffre fait de souffrances physiques et psychologiques et qui à rendu plus agréables mes journées jusqu’alors gâchées par les effets secondaires de l’interféron. Mais finalement, le Dronabinol n’a pas été suffisamment fort pour avoir l’efficacité de l’interféron, et à mon avis, même une augmentation des doses de THC n’y aurait rien changé. (… ) En revanche, depuis que j’ai fini le traitement à base d’interféron, je prends de nouveau du Dronabinol. Je préfère 20 mg de Dronabinol par jour à 150 mg de Zoloft® ».Certaines expériences avec du Dronabinol faites par des médecins praticiens allemands démontrent que le THC n’est pas seulement bénéfique pour traiter les dépressions réactionnelles, souvent liées à des maladies graves, mais également les dépressions dites névrotiques c’est-à-dire celles où la personne a le sentiment d’être abattue, de manquer d’entrain et de joie de vivre sans raison particulière et cela pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois. C’est dans ce contexte que j’aimerais apporter un exemple extrême, le cas d’une jeune femme qui prenait régulièrement treize médicaments différents (voire davantage, si besoin), dont des neuroleptiques, des antidé-presseurs, des analgésiques et des tranquillisants. Aujourd’hui,58une seule ordonnance, parfaitement adaptée à son cas, lui suffit. Elle comprend la prescription de trois fois 5 mg de Dronabinol et d’un antidépresseur. La Caisse Fédérale d’assurance maladie d’Autriche, a refusé le remboursement du Dronabinol. Ce sont ses parents qui paient le traitement.Voici un autre témoignage qui m’est parvenu par courrier. Suite à un déménagement, un homme était obligé de changer de médecin. Ses nouveaux médecins étaient persuadés que la consommation de cannabis est à l’origine des problèmes psychologiques de leur patient. « Comme vous pouvez le constater en consultant le rapport médical ci-joint, je souffre depuis de nombreuses années de dépressions, de myalgies ainsi que d’autres troubles somatiques, qui, jusqu’à ce jour, n’ont toujours pas pu être soignés malgré les multiples thérapies que j’ai suivies. Un jour, chez une personne de mon entourage, l’occasion s’est présentée de goûter au cannabis. C’est alors que je me suis aperçu que je pouvais ainsi soulager considérablement mes souffrances. Mes angoisses, ma mélancolie d’origine dépressive, mes douleurs musculaires et les nausées, c’est-à-dire l’ensemble des symptômes liés à ma maladie psychologique, se sont ostensiblement atténués. C’est bien grâce au cannabis que j’ai pu retrouver la joie de vivre. Mais les problèmes ont ressurgi lorsque j’ai déménagé de XX à YY. Mes nouveaux médecins affirment que mes troubles psychologiques viennent de la consommation de cannabis. Or, ce n’est pas le cas ».

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