Parmi les symptômes du Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC), à la fois des plus troublants et des plus inquiétants, figurent les intrusions persistantes de pensées ou d’impulsions que le sujet réprouve, également connues sous le nom d’obsessions. De même, les tendances impératives, ou compulsions, qui consistent à accomplir et à renouveler sans cesse certains rituels, peuvent provoquer d’importantes situations de stress. De plus, elles monopolisent de nombreuses heures au cours d’une journée. Les pensées ou impulsions réprouvées concernent par exemple la peur d’attraper une maladie contagieuse ou d’être sujet à d’autres menaces inventées, la sexualité, les moeurs ou le besoin de disposer ou d’orienter des objets d’une certaine manière. Parmi les tendances impératives figurent les rituels du lavage et de l’hygiène, le comptage d’objets, la vérification répétée de faits, comme par exemple une porte fermée à clé.
Des chercheurs de Berlin, Allemagne, ont rapporté dans la revue scientifique American Journal of Psychiatry deux cas de TOC traités efficacement avec du Dronabinol. Les deux patients, une femme et un homme âgés respectivement de 38 et 36 ans, étaient réfractaires à tous les traitements neuroleptiques et antidépresseurs conventionnels (Schindler, 2008). Un patient informa sont médecin que ses symptômes étaient réduits par l’usage de cannabis fumé. Il lui fut alors prescrit 10 mg de Dronabinol trois fois par jour en plus de son traitement au clomipramine. Les symptômes furent réduits au bout de dix jours. Le second patient reçut aussi du Dronabinol jusqu’à 10 mg deux fois par jour également en plus du traitement en cours. Une réduction significative des symptômes fut notée au bout de deux semaines. Les troubles obsessifs compulsifs sont des troubles psychiatriques de l’anxiété qui se caractérisent la plupart du temps par des pensées obsessives, envahissantes et douloureuses accompagnées de rituels (manies) qui visent inconsciemment à neutraliser les obsessions. Beaucoup de patients réagissent mal aux traitements conventionnels qui causent parfois des effets secondaires importants. Compte tenu de l’efficacité du THC dans le traitement du syndrome de Gilles de la Tourette d’une part, et de la relation génétique entre les TOC et le syndrome de Gilles de la Tourette d’autre part, les chercheurs ont conclu que le THC pourrait également améliorer efficacement les symptômes liés aux troubles obsessifs compulsifs.

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