Sous la direction du Dr Kirsten Müller-Vahl de la faculté de Médecine de Hanovre (Allemagne), plusieurs études ont été menées au cours de ces dernières années traitant de l’efficacité du Dronabinol chez des patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette. En effet, certains de ces patients, qui se rendaient régulièrement au service des consultations spécialisées externes, avaient déclaré avoir observé des améliorations de leur état de santé grâce à la consommation de cannabis. Entre 1994 et 1996, des enquêtes menées systématiquement auprès de 47 patients ont révélé que 13 patients consommateurs de cannabis ont observé une action bénéfique sur les symptômes de leur maladie (Müller-Vahl, 1998). D’autres auteurs ont également publié quelques articles dans la presse spécialisée sur des cas isolés et qui relatent des expériences similaires (Hemming, 1993 ; Sandyk, 1988).
Le syndrome de Gilles de la Tourette est une maladie neuro-psychiatrique complexe qui apparaît généralement au cours de l’enfance ou de l’adolescence. Il est caractérisé par des tics, des sortes de contractions musculaires involontaires, surtout au niveau du visage, du cou et des épaules (crispation de la bouche, mouvements saccadés de la tête). Dans la plupart des cas, en plus d’éventuels troubles du comportement, comme l’automutilation et l’hypersexualité, le syndrome est souvent accompagné de tics vocaux consistant involontairement en des sons voire des insultes. Des déficits de l’attention et de l’hyperactivité, similaires au TDAH, des pensées obses-sionnelles et des compulsions sont souvent observés en parallèle.
Lors de la première étude dirigée par le Dr Kirsten Müller-Vahl, à la faculté de Médecine de Hanovre, les patients participants ont reçu une dose unique de l’ordre de 5 à 10 mg de Dronabinol (THC) sous forme de gélules (Müller-Vahl, 2002). Les obser-vations ont révélé la réduction des tics et des symptômes
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-20-1001023456Intensité des tics avant et après traitementNombre de visitesPlaceboTHC
Évolution de l’intensité des tics chez sept patients souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette au début pendant et à la fin de l’étude. Les patients ont reçu pendant six semaines soit un traitement de 7,5 à 10 mg de Dronabinol (THC), soit un placebo. (Reproduction avec l’aimable autorisation de Müller-Vahl et al., Journal of Clinical Psychiatry, 2003 ; 64(4) :459-465).
obsessionnels et compulsifs. Certains sujets ont signalé des effets secondaires de courte durée comme des maux de tête, des nausées, des vertiges, des peurs, de l’euphorie, des tremblements, des sensations de bouche sèche et des bouffées de chaleur. Le traitement à base de Dronabinol à la posologie citée n’a pas eu d’effet significatif sur l’humeur, ni sur les facultés de concentration des patients.
Dans une deuxième étude menée auprès de 17 patients, l’efficacité et la tolérance du Dronabinol ont été testées pendant six semaines (Müller-Vahl, 2003). Le Dronabinol a été administré soit au petit déjeuner, soit au repas de midi. La posologie initiale a été fixée à 2,5 mg de Dronabinol pour être augmentée de 2,5 mg tous les trois jours jusqu’à une dose maximale de 10 mg par jour. Comme lors de la première étude, les symptômes de la maladie ont pu être significativement réduits et, dans l’ensemble, sans provoquer d’effet secondaire notable, même au dosage maximal. Un seul patient, à une posologie de 5 mg de Dronabinol, a développé des peurs pendant vingt-quatre heures.

Syndrome de Gilles de la TouretteSous la direction du Dr Kirsten Müller-Vahl de la faculté de Médecine de Hanovre (Allemagne), plusieurs études ont été menées au cours de ces dernières années traitant de l’efficacité du Dronabinol chez des patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette. En effet, certains de ces patients, qui se rendaient régulièrement au service des consultations spécialisées externes, avaient déclaré avoir observé des améliorations de leur état de santé grâce à la consommation de cannabis. Entre 1994 et 1996, des enquêtes menées systématiquement auprès de 47 patients ont révélé que 13 patients consommateurs de cannabis ont observé une action bénéfique sur les symptômes de leur maladie (Müller-Vahl, 1998). D’autres auteurs ont également publié quelques articles dans la presse spécialisée sur des cas isolés et qui relatent des expériences similaires (Hemming, 1993 ; Sandyk, 1988).Le syndrome de Gilles de la Tourette est une maladie neuro-psychiatrique complexe qui apparaît généralement au cours de l’enfance ou de l’adolescence. Il est caractérisé par des tics, des sortes de contractions musculaires involontaires, surtout au niveau du visage, du cou et des épaules (crispation de la bouche, mouvements saccadés de la tête). Dans la plupart des cas, en plus d’éventuels troubles du comportement, comme l’automutilation et l’hypersexualité, le syndrome est souvent accompagné de tics vocaux consistant involontairement en des sons voire des insultes. Des déficits de l’attention et de l’hyperactivité, similaires au TDAH, des pensées obses-sionnelles et des compulsions sont souvent observés en parallèle.Lors de la première étude dirigée par le Dr Kirsten Müller-Vahl, à la faculté de Médecine de Hanovre, les patients participants ont reçu une dose unique de l’ordre de 5 à 10 mg de Dronabinol (THC) sous forme de gélules (Müller-Vahl, 2002). Les obser-vations ont révélé la réduction des tics et des symptômes73-20-1001023456Intensité des tics avant et après traitementNombre de visitesPlaceboTHCÉvolution de l’intensité des tics chez sept patients souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette au début pendant et à la fin de l’étude. Les patients ont reçu pendant six semaines soit un traitement de 7,5 à 10 mg de Dronabinol (THC), soit un placebo. (Reproduction avec l’aimable autorisation de Müller-Vahl et al., Journal of Clinical Psychiatry, 2003 ; 64(4) :459-465).obsessionnels et compulsifs. Certains sujets ont signalé des effets secondaires de courte durée comme des maux de tête, des nausées, des vertiges, des peurs, de l’euphorie, des tremblements, des sensations de bouche sèche et des bouffées de chaleur. Le traitement à base de Dronabinol à la posologie citée n’a pas eu d’effet significatif sur l’humeur, ni sur les facultés de concentration des patients.Dans une deuxième étude menée auprès de 17 patients, l’efficacité et la tolérance du Dronabinol ont été testées pendant six semaines (Müller-Vahl, 2003). Le Dronabinol a été administré soit au petit déjeuner, soit au repas de midi. La posologie initiale a été fixée à 2,5 mg de Dronabinol pour être augmentée de 2,5 mg tous les trois jours jusqu’à une dose maximale de 10 mg par jour. Comme lors de la première étude, les symptômes de la maladie ont pu être significativement réduits et, dans l’ensemble, sans provoquer d’effet secondaire notable, même au dosage maximal. Un seul patient, à une posologie de 5 mg de Dronabinol, a développé des peurs pendant vingt-quatre heures.

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