La paralysie spastique, c’est-à-dire la spasticité d’origine organique, est caractérisée par une plus grande résistance du muscle à un mouvement passif. Au départ, elle peut être provoquée par un infarctus cérébral (attaque cérébrale), mais elle peut également apparaître à la suite de lésions (paraplégie), l’anoxie du nouveau-né à la naissance (infirmité motrice cérébrale infantile – IMC) ou lors de maladies dégénératives du système nerveux (sclérose en plaques SEP). On distingue la spasticité d’origine cérébrale, provoquée par une lésion cérébrale (attaque cérébrale, IMC infantile) de la spasticité d’origine spinale, provoquée par une lésion de la moelle épinière (paraplégie ou SEP).
Les symptômes de spasticité se traduisent par un affaiblis-sement musculaire, des maladresses et des troubles de l’activité motrice fine ainsi que par une augmentation du tonus, des douleurs et des contractions involontaires (spasmes) des muscles.
L’infirmité motrice cérébrale infantile est principalement traitée au moyen d’une rééducation thérapeutique. En revanche, pour d’autres types de spasticité, on utilise des médicaments visant à décontracter les muscles, notamment les benzodiazépines (tétrazépam et baclofène). Dans de nombreux cas, ces médica-ments ne soulagent pas suffisamment ou alors au prix d’effets secondaires parfois insupportables pour les patients. En ce qui concerne l’insuffisance motrice cérébrale, les médicaments actuellement disponibles sur le marché n’ont quasiment pas d’effet bénéfique sur la maladie.
Voici le témoignage d’un homme souffrant de sclérose en plaques : « Je suis atteint d’une maladie du système nerveux central, à ce jour toujours incurable, qui évolue depuis près de dix ans et dont les symptômes sont, entre autres, des contractions irrégulières et douloureuses des muscles (spasmes). Il s’agit de la sclérose en plaques,… Lors d’un moment de désespoir, j’ai décidé de fumer une pipe d’herbe de cannabis. J’ai été surpris de découvrir que lorsque je tendais mes bras, mes mains ne tremblaient plus et que les spasmes douloureux s’étaient considérablement calmés. Suite à cette découverte, et pendant un certain temps, j’ai testé de façon méthodique si le cannabis fumé pouvait effectivement être bénéfique contre ma maladie. J’en ai conclu que le THC peut être très utile pour soulager les symptômes de la sclérose en plaques ».
Selon une enquête menée en 1997 auprès de 112 patients américains et britanniques, atteints de SEP et qui ont consommé du cannabis de façon illégale pour se sentir mieux, les résultats ont confirmé une amélioration d’un grand nombre de symptômes, dont la spasticité, les tremblements, les douleurs, les troubles de la sensibilité et l’angoisse (Consroe, 1997). Or, de nombreux patients atteints de SEP ou paraplégiques souffrent également de problèmes de contrôle de la vessie et du rectum qui aggravent leur état et qui restent difficiles à traiter avec les médicaments actuels. Grâce au témoignage de nombreux patients, cette enquête a également relaté une réduction de la gêne urinaire, de la rétention d’urine, de l’incontinence urinaire et fécale.
Deux études cliniques, présentées en octobre 2001 à Berlin lors du congrès de l’Association International pour le Cannabis Médical, ont confirmé l’effet positif du cannabis sur les troubles du fonctionnement de la vessie. Une étude dirigée par le Dr Ulrike Hagenbach du centre de réadaptation (REHAB) de Bâle (Suisse) a été conduite auprès de 15 patients souffrant de paraplégie spastique et qui ont reçu soit un traitement à base de Dronabinol, soit un placebo (Hagenbach, 2001). Une amélioration de certains paramètres de l’activité vésicale a été enregistrée, notamment celui du volume maximal de remplissage, qui, grâce au Dronabinol, a pu être augmenté. Sous la direction du Dr Ciaran Brady et du professeur Claire Fowler de l’Hôpital national de Neurologie et de Neurochirurgie de Londres, une autre étude a été menée avec des patients atteints de SEP en stade avancé, accompagnée de problèmes de l’activité vésicale. L’administration du Dronabinol s’est faite par voie sublinguale avec un spray à base de cannabis (Brady, 2001). Dans cette étude, la capacité maximale de remplissage de la vessie a été augmentée et la fréquence à laquelle la vessie demandait à être vidée a été diminuée, de jour comme de nuit. Le problème de la fréquence avec laquelle le besoin d’uriner apparaît, et qui se pose souvent aux patients SEP, est lié à l’hypertonie musculaire qui touche la vessie.
Le système cannabinoïde endogène (endocannabinoïde) semble jouer un rôle important dans les troubles de spasticité. C’est ce que des chercheurs britanniques ont découvert chez le modèle animal (souris) de la SEP accompagnée de spasticité. Chez ces souris, la concentration en endocannabinoïdes, ou canna-binoïdes endogènes est considérablement plus élevée que la normale (Baker, 2000). Il semblerait que l’organisme essaie de répondre à la spasticité en produisant et en libérant une plus grande quantité de cannabinoïdes endogènes. L’apport exogène de THC a permis de réduire la spasticité.
Aux États-Unis, une enquête menée en 1982 auprès de patients atteints de lésions de la colonne vertébrale, a révélé que 22 des 43 patients interrogés consommaient du cannabis pour réduire leurs crampes musculaires (Malec, 1982). Depuis, le bénéfice thérapeutique des préparations à base de cannabis s’est fait une réputation parmi les patients souffrant de spasticité d’origine organique. Ainsi, dans de nombreux centres de réadaptation pour paraplégiques, situés dans les pays germanophones, fumer du cannabis est devenu une pratique souvent tolérée par les médecins.
L’efficacité du THC pour traiter les différents types de spasticité d’origine organique a été démontrée grâce à des études conduites individuellement ou en petits groupes. Parmi 9 patients SEP, 7 patients ont déclaré avoir remarqué une première amélioration significative avec une posologie de 5 à 10 mg de Dronabinol par voie orale (Petro, 1981). 3 patients atteints d’une forme tonique de spasticité ont également pu constater les mêmes effets. En revanche, chez les patients présentant une lésion du cervelet aucune amélioration de leur état n’a pu être observée (Petro, 1981). Dans une autre étude, le traitement à base de Dronabinol a apporté une amélioration visible de la coordination musculaire chez 2 personnes sur les 8 patients (Clifford, 1983). Dans une étude suisse, conduite auprès de 2 patients (un patient SEP et un patient paraplégique), une amélioration significative de la spasticité a pu être observée dans les deux cas ainsi qu’une atténuation des douleurs dans l’un des cas (Brenneisen, 1996). Les 2 patients ont reçu des gélules dosées à 10 ou 15 mg de Dronabinol et des suppo-sitoires de 2,5 ou 5 mg.
Une étude de six semaines a été menée auprès de 15 personnes paraplégiques au centre de réadaptation pour paraplégiques et victimes de traumatismes cérébraux (REHAB) de Bâle (Suisse). Les patients ont reçu des gélules à base de THC selon une posologie adaptée individuellement. Suite à la première phase des essais, ayant pour objet de définir les doses appropriées à chaque cas, une posologie moyenne de 30 mg de THC par jour a été réalisée, permettant une réduction significative des symptômes de spasticité (Hagenbach, 2003). Une deuxième phase ouverte de six semaines a consisté à administrer des suppositoires contenant du THC à 7 patients. La spasticité a aussi pu être réduite. Finalement, une troisième phase avec un groupe témoin a été réalisée avec 13 patients ayant reçu soit du THC, soit un placebo. Sous l’influence du THC, les symptômes de spasticité ont diminué de façon extraordinaire (Hagenbach, 2003).
La plupart du temps, la constatation objective d’une amélio-ration des symptômes de spasticité et de la coordination musculaire a lieu avec un dosage en dessous du seuil de l’effet psychotrope. En Suisse, dans une étude individuelle, le juriste Rudi P. a été traité efficacement pendant plusieurs années avec un traitement à base de THC à faible dosage sans que la moindre diminution de l’efficacité du médicament n’ait pu être observée (Maurer, 1990). De plus, le cannabis, contrairement à tous les autres médicaments antispasmodiques, offre un effet anti-ataxique, ce qui signifie qu’il peut améliorer les troubles de la coordination motrice des mouvements. Une étude supplé-mentaire a permis de démontrer que les tremblements des mains d’un patient SEP ont ainsi pu être réduits de manière significative (Meinck, 1989).
Il faut néanmoins ajouter que le cannabis ne garantit pas une amélioration dans tous les cas. Par exemple, chez certains patients, il peut parfois aggraver provisoirement les symptômes de spasticité. Cela est également valable pour quelques patients SEP, chez qui la balance organique peut être davantage déséquilibrée (Greenberg, 1994).
C’est ainsi qu’un homme de 51 ans, atteint de SEP, a témoigné qu’il était dans l’ensemble satisfait des effets bénéfiques sur l’intensité des spasmes, en fumant ou en mangeant occasion-nellement 0,1 g de cannabis. Selon lui, l’effet relaxant durait quatre heures, mais parfois la spasticité retrouvait un peu plus de vigueur le lendemain matin.
Voici un autre témoignage d’un homme âgé de 59 ans qui, depuis 1989, date à laquelle il a subi une intervention chirurgicale sur une tumeur bénigne du cerveau, est atteint d’une paralysie, de multiples douleurs, de crampes musculaires, de déficits moteurs, de vertiges et de troubles de l’équilibre. « Le cannabis contribue à calmer mes problèmes musculaires, à atténuer mes douleurs, à améliorer mon humeur, à me stimuler, à augmenter mon appétit, à me sentir mieux en général et à améliorer la qualité de mon sommeil. Pour le consommer, je confectionne des biscuits en ajoutant du
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cannabis dans la pâte. Je fais très attention au dosage puisque je réagis mieux à de petites doses, qui me suffisent. Il arrive qu’au début des sensations de vertiges et de perte de l’équilibre, accompagnées de tensions musculaires s’accen-tuent, mais elles diminuent ensuite rapidement ». Au cours des derniers mois, cet homme a pu réduire considérablement la posologie d’un analgésique puissant et il a arrêté complètement l’un des deux antidépresseurs qui lui étaient prescrits : « C’est vraiment formidable quand on peut remplacer un produit chimique par un produit naturel. Pour moi, le cannabis est un médicament sans aucun effet secondaire indésirable », a-t-il ajouté.

Spasticité, sclérose en plaques et paraplégieLa paralysie spastique, c’est-à-dire la spasticité d’origine organique, est caractérisée par une plus grande résistance du muscle à un mouvement passif. Au départ, elle peut être provoquée par un infarctus cérébral (attaque cérébrale), mais elle peut également apparaître à la suite de lésions (paraplégie), l’anoxie du nouveau-né à la naissance (infirmité motrice cérébrale infantile – IMC) ou lors de maladies dégénératives du système nerveux (sclérose en plaques SEP). On distingue la spasticité d’origine cérébrale, provoquée par une lésion cérébrale (attaque cérébrale, IMC infantile) de la spasticité d’origine spinale, provoquée par une lésion de la moelle épinière (paraplégie ou SEP).Les symptômes de spasticité se traduisent par un affaiblis-sement musculaire, des maladresses et des troubles de l’activité motrice fine ainsi que par une augmentation du tonus, des douleurs et des contractions involontaires (spasmes) des muscles.75L’infirmité motrice cérébrale infantile est principalement traitée au moyen d’une rééducation thérapeutique. En revanche, pour d’autres types de spasticité, on utilise des médicaments visant à décontracter les muscles, notamment les benzodiazépines (tétrazépam et baclofène). Dans de nombreux cas, ces médica-ments ne soulagent pas suffisamment ou alors au prix d’effets secondaires parfois insupportables pour les patients. En ce qui concerne l’insuffisance motrice cérébrale, les médicaments actuellement disponibles sur le marché n’ont quasiment pas d’effet bénéfique sur la maladie.Voici le témoignage d’un homme souffrant de sclérose en plaques : « Je suis atteint d’une maladie du système nerveux central, à ce jour toujours incurable, qui évolue depuis près de dix ans et dont les symptômes sont, entre autres, des contractions irrégulières et douloureuses des muscles (spasmes). Il s’agit de la sclérose en plaques,… Lors d’un moment de désespoir, j’ai décidé de fumer une pipe d’herbe de cannabis. J’ai été surpris de découvrir que lorsque je tendais mes bras, mes mains ne tremblaient plus et que les spasmes douloureux s’étaient considérablement calmés. Suite à cette découverte, et pendant un certain temps, j’ai testé de façon méthodique si le cannabis fumé pouvait effectivement être bénéfique contre ma maladie. J’en ai conclu que le THC peut être très utile pour soulager les symptômes de la sclérose en plaques ». Selon une enquête menée en 1997 auprès de 112 patients américains et britanniques, atteints de SEP et qui ont consommé du cannabis de façon illégale pour se sentir mieux, les résultats ont confirmé une amélioration d’un grand nombre de symptômes, dont la spasticité, les tremblements, les douleurs, les troubles de la sensibilité et l’angoisse (Consroe, 1997). Or, de nombreux patients atteints de SEP ou paraplégiques souffrent également de problèmes de contrôle de la vessie et du rectum qui aggravent leur état et qui restent difficiles à traiter avec les médicaments actuels. Grâce au témoignage de nombreux patients, cette enquête a également relaté une réduction de la gêne urinaire, de la rétention d’urine, de l’incontinence urinaire et fécale. Deux études cliniques, présentées en octobre 2001 à Berlin lors du congrès de l’Association International pour le Cannabis Médical, ont confirmé l’effet positif du cannabis sur les troubles du fonctionnement de la vessie. Une étude dirigée par le Dr Ulrike Hagenbach du centre de réadaptation (REHAB) de Bâle (Suisse) a été conduite auprès de 15 patients souffrant de paraplégie spastique et qui ont reçu soit un traitement à base de Dronabinol, soit un placebo (Hagenbach, 2001). Une amélioration de certains paramètres de l’activité vésicale a été enregistrée, notamment celui du volume maximal de remplissage, qui, grâce au Dronabinol, a pu être augmenté. Sous la direction du Dr Ciaran Brady et du professeur Claire Fowler de l’Hôpital national de Neurologie et de Neurochirurgie de Londres, une autre étude a été menée avec des patients atteints de SEP en stade avancé, accompagnée de problèmes de l’activité vésicale. L’administration du Dronabinol s’est faite par voie sublinguale avec un spray à base de cannabis (Brady, 2001). Dans cette étude, la capacité maximale de remplissage de la vessie a été augmentée et la fréquence à laquelle la vessie demandait à être vidée a été diminuée, de jour comme de nuit. Le problème de la fréquence avec laquelle le besoin d’uriner apparaît, et qui se pose souvent aux patients SEP, est lié à l’hypertonie musculaire qui touche la vessie. Le système cannabinoïde endogène (endocannabinoïde) semble jouer un rôle important dans les troubles de spasticité. C’est ce que des chercheurs britanniques ont découvert chez le modèle animal (souris) de la SEP accompagnée de spasticité. Chez ces souris, la concentration en endocannabinoïdes, ou cannabinoïdes endogènes est considérablement plus élevée que la normale (Baker, 2000). Il semblerait que l’organisme essaie de répondre à la spasticité en produisant et en libérant une plus grande quantité de cannabinoïdes endogènes. L’apport exogène de THC a permis de réduire la spasticité. Aux États-Unis, une enquête menée en 1982 auprès de patients atteints de lésions de la colonne vertébrale, a révélé que 22 des 43 patients interrogés consommaient du cannabis pour réduire leurs crampes musculaires (Malec, 1982). Depuis, le bénéfice thérapeutique des préparations à base de cannabis s’est fait une réputation parmi les patients souffrant de spasticité d’origine organique. Ainsi, dans de nombreux centres de réadaptation pour paraplégiques, situés dans les pays germanophones, fumer du cannabis est devenu une pratique souvent tolérée par les médecins. L’efficacité du THC pour traiter les différents types de spasticité d’origine organique a été démontrée grâce à des études conduites individuellement ou en petits groupes. Parmi 9 patients SEP, 7 patients ont déclaré avoir remarqué une première amélioration significative avec une posologie de 5 à 10 mg de Dronabinol par voie orale (Petro, 1981). 3 patients atteints d’une forme tonique de spasticité ont également pu constater les mêmes effets. En revanche, chez les patients présentant une lésion du cervelet aucune amélioration de leur état n’a pu être observée (Petro, 1981). Dans une autre étude, le traitement à base de Dronabinol a apporté une amélioration visible de la coordination musculaire chez 2 personnes sur les 8 patients (Clifford, 1983). Dans une étude suisse, conduite auprès de 2 patients (un patient SEP et un patient paraplégique), une amélioration significative de la spasticité a pu être observée dans les deux cas ainsi qu’une atténuation des douleurs dans l’un des cas (Brenneisen, 1996). Les 2 patients ont reçu des gélules dosées à 10 ou 15 mg de Dronabinol et des suppo-sitoires de 2,5 ou 5 mg. Une étude de six semaines a été menée auprès de 15 personnes paraplégiques au centre de réadaptation pour paraplégiques et victimes de traumatismes cérébraux (REHAB) de Bâle (Suisse). Les patients ont reçu des gélules à base de THC selon une posologie adaptée individuellement. Suite à la première phase des essais, ayant pour objet de définir les doses appropriées à chaque cas, une posologie moyenne de 30 mg de THC par jour a été réalisée, permettant une réduction significative des symptômes de spasticité (Hagenbach, 2003). Une deuxième phase ouverte de six semaines a consisté à administrer des suppositoires contenant du THC à 7 patients. La spasticité a aussi pu être réduite. Finalement, une troisième phase avec un groupe témoin a été réalisée avec 13 patients ayant reçu soit du THC, soit un placebo. Sous l’influence du THC, les symptômes de spasticité ont diminué de façon extraordinaire (Hagenbach, 2003).La plupart du temps, la constatation objective d’une amélio-ration des symptômes de spasticité et de la coordination musculaire a lieu avec un dosage en dessous du seuil de l’effet psychotrope. En Suisse, dans une étude individuelle, le juriste Rudi P. a été traité efficacement pendant plusieurs années avec un traitement à base de THC à faible dosage sans que la moindre diminution de l’efficacité du médicament n’ait pu être observée (Maurer, 1990). De plus, le cannabis, contrairement à tous les autres médicaments antispasmodiques, offre un effet anti-ataxique, ce qui signifie qu’il peut améliorer les troubles de la coordination motrice des mouvements. Une étude supplémentaire a permis de démontrer que les tremblements des mains d’un patient SEP ont ainsi pu être réduits de manière significative (Meinck, 1989). Il faut néanmoins ajouter que le cannabis ne garantit pas une amélioration dans tous les cas. Par exemple, chez certains patients, il peut parfois aggraver provisoirement les symptômes de spasticité. Cela est également valable pour quelques patients SEP, chez qui la balance organique peut être davantage déséquilibrée (Greenberg, 1994). C’est ainsi qu’un homme de 51 ans, atteint de SEP, a témoigné qu’il était dans l’ensemble satisfait des effets bénéfiques sur l’intensité des spasmes, en fumant ou en mangeant occasion-nellement 0,1 g de cannabis. Selon lui, l’effet relaxant durait quatre heures, mais parfois la spasticité retrouvait un peu plus de vigueur le lendemain matin.Voici un autre témoignage d’un homme âgé de 59 ans qui, depuis 1989, date à laquelle il a subi une intervention chirurgicale sur une tumeur bénigne du cerveau, est atteint d’une paralysie, de multiples douleurs, de crampes musculaires, de déficits moteurs, de vertiges et de troubles de l’équilibre. « Le cannabis contribue à calmer mes problèmes musculaires, à atténuer mes douleurs, à améliorer mon humeur, à me stimuler, à augmenter mon appétit, à me sentir mieux en général et à améliorer la qualité de mon sommeil. Pour le consommer, je confectionne des biscuits en ajoutant du79cannabis dans la pâte. Je fais très attention au dosage puisque je réagis mieux à de petites doses, qui me suffisent. Il arrive qu’au début des sensations de vertiges et de perte de l’équilibre, accompagnées de tensions musculaires s’accen-tuent, mais elles diminuent ensuite rapidement ». Au cours des derniers mois, cet homme a pu réduire considérablement la posologie d’un analgésique puissant et il a arrêté complètement l’un des deux antidépresseurs qui lui étaient prescrits : « C’est vraiment formidable quand on peut remplacer un produit chimique par un produit naturel. Pour moi, le cannabis est un médicament sans aucun effet secondaire indésirable », a-t-il ajouté.

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