La maladie de Parkinson se traduit par un ralentissement des mouvements, une rigidité musculaire et des tremblements au repos. Les traitements actuels consistent à prescrire des doses de médicaments, par exemple du lévodopa, ou, plus rarement, à réaliser une intervention chirurgicale au niveau du cerveau. Certains patients souffrant de la maladie de Parkinson (ou parkinsonisme) ont fait savoir à leur médecin que le cannabis avait un effet bénéfique sur les symptômes de leur maladie. Cependant, les chercheurs qui ont conduit une étude en 1990 auprès de 5 patients ayant fumé du cannabis, n’ont pu relever aucune amélioration des symptômes (Frankel, 1990).
Une enquête menée par des scientifiques de l’université de Prague, auprès de patients atteints de la maladie de Parkinson, met en lumière le fait que, dans le cas spécifique de ce trouble, et contrairement à d’autres maladies neurologiques, les effets bénéfiques du cannabis ne se manifestent qu’après une certaine durée. En 2002, cette enquête a été présentée aux États-Unis lors du Congrès international sur la maladie de Parkinson. Pour la réaliser, les chercheurs ont demandé à l’ensemble des patients atteints de parkinsonisme, suivis dans un service du centre médical à Prague, de répondre à un questionnaire. Parmi 630 formulaires envoyés, 339 ont été retournés. Voici les résultats de cette enquête : 25 % des patients ont déclaré consommer du cannabis, principalement par voie orale (feuilles fraîches ou séchées). Parmi eux, 46 % (39 personnes) ont observé une atténuation des symptômes de la maladie de Parkinson. 31 % ont signalé une diminution des tremblements au repos et 45 % ont ressenti une amélioration au niveau de la rigidité motrice. Quant au durcissement musculaire, un effet bénéfique a été observé par 38 % des patients et 14 % ont déclaré avoir ressenti une amélioration de la dyskinésie provoquée par le traitement à base de lévodopa. Les améliorations ont pu être observées en moyenne 1,7 mois après la première utilisation du cannabis.
Parfois, le traitement à la lévodopa provoque une dyskinésie chez les patients atteints de parkinsonisme. Le cas d’un patient isolé a été rapporté en 1985. Grâce à un traitement à base de cannabidiol (CBD) il a pu atténuer sa dyskinésie (Snider, 1985). Lors d’une étude conduite en 1998 auprès de 7 patients souffrant de dyskinésie liée à la lévodopa, le traitement à base de Dronabinol a également réduit significativement les dysfonctionnements dont souffraient les patients, sans pour autant aggraver l’ensemble des symptômes de la maladie de Parkinson (Sieradzan, 1998).
Globalement, il apparaît que les cannabinoïdes offrent un intérêt thérapeutique pour les troubles du mouvement (dyskinésies), effets secondaires induits par le lévodopa. En revanche, les résultats se sont révélés contradictoires pour la maladie de Parkinson. Il est possible qu’une telle contradiction soit liée au fait que les traitements à base de cannabis, contrairement à d’autres thérapies, doivent être utilisés longtemps avant qu’un effet thérapeutique soit mesurable.
La maladie de Parkinson se traduit par un ralentissement des mouvements, une rigidité musculaire et des tremblements au repos. Les traitements actuels consistent à prescrire des doses de médicaments, par exemple du lévodopa, ou, plus rarement, à réaliser une intervention chirurgicale au niveau du cerveau. Certains patients souffrant de la maladie de Parkinson (ou parkinsonisme) ont fait savoir à leur médecin que le cannabis avait un effet bénéfique sur les symptômes de leur maladie. Cependant, les chercheurs qui ont conduit une étude en 1990 auprès de 5 patients ayant fumé du cannabis, n’ont pu relever aucune amélioration des symptômes (Frankel, 1990).
Une enquête menée par des scientifiques de l’université de Prague, auprès de patients atteints de la maladie de Parkinson, met en lumière le fait que, dans le cas spécifique de ce trouble, et contrairement à d’autres maladies neurologiques, les effets bénéfiques du cannabis ne se manifestent qu’après une certaine durée. En 2002, cette enquête a été présentée aux États-Unis lors du Congrès international sur la maladie de Parkinson. Pour la réaliser, les chercheurs ont demandé à l’ensemble des patients atteints de parkinsonisme, suivis dans un service du centre médical à Prague, de répondre à un questionnaire. Parmi 630 formulaires envoyés, 339 ont été retournés. Voici les résultats de cette enquête : 25 % des patients ont déclaré consommer du cannabis, principalement par voie orale (feuilles fraîches ou séchées). Parmi eux, 46 % (39 personnes) ont observé une atténuation des symptômes de la maladie de Parkinson. 31 % ont signalé une diminution des tremblements au repos et 45 % ont ressenti une amélioration au niveau de la rigidité motrice. Quant au durcissement musculaire, un effet bénéfique a été observé par 38 % des patients et 14 % ont déclaré avoir ressenti une amélioration de la dyskinésie provoquée par le traitement à base de lévodopa. Les améliorations ont pu être observées en moyenne 1,7 mois après la première utilisation du cannabis.
Parfois, le traitement à la lévodopa provoque une dyskinésie chez les patients atteints de parkinsonisme. Le cas d’un patient isolé a été rapporté en 1985. Grâce à un traitement à base de cannabidiol (CBD) il a pu atténuer sa dyskinésie (Snider, 1985). Lors d’une étude conduite en 1998 auprès de 7 patients souffrant de dyskinésie liée à la lévodopa, le traitement à base de Dronabinol a également réduit significativement les dysfonctionnements dont souffraient les patients, sans pour autant aggraver l’ensemble des symptômes de la maladie de Parkinson (Sieradzan, 1998).
Globalement, il apparaît que les cannabinoïdes offrent un intérêt thérapeutique pour les troubles du mouvement (dyskinésies), effets secondaires induits par le lévodopa. En revanche, les résultats se sont révélés contradictoires pour la maladie de Parkinson. Il est possible qu’une telle contradiction soit liée au fait que les traitements à base de cannabis, contrairement à d’autres thérapies, doivent être utilisés longtemps avant qu’un effet thérapeutique soit mesurable.

6 Réponses à “Cannabis, Maladie de Parkinson”

  1. Fabienne Scheers

    Mon mari âgé de 80 ans est atteint du Parkinson ,depuis l’an 2000 et est traité par le neurologue
    Blanchet de l’hôpital Notre Dame du chum, vat’il accepté de traité mon mari avec le Cannabis ?
    ou devrais-je voir un autre neurologue.
    Merci pour une réponse éclairée.

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    • Jacques Leca

      Bonjour Fabienne,
      Vous pouvez en parler à votre neurologue surtout si c’est lui qui a établit le diagnostic car il a pu suivre l’évolution de la maladie avec le ou les traitements. Si en plus vous vivez au Québec, votre mari pourrait éventuellement bénéficier de certaines études cliniques avec le Cannabis et ses dérivés.
      Je vous prie de m’excuser pour le délai.
      Bien à vous,
      Jacques

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  2. Zigzag

    Bonjour, trouver un dealer acheter un vaporisateur a herbe (marque volcano pas mal) et voilà le tour et jouer un matin un midi et un soir .. ☮☮☮

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    • Jacques Leca

      C’est dommage de devoir passer par dealeur alors que l’on pourrai avoir des centres ou des pharmacies qui pourraient délivrer des produits de bonne qualité et surtout permettre de faire de la prévention sur l’utilisation des cannabinoïdes avec les vaporisateurs ou autres modes d’administrations.

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  3. tebaa

    Bonjour,

    Ma maman est suivie en france pour une forme de Parkinson avec beaucoup de rigidité.
    Elle est en train de souffrir des effets indésirables des traitements médicaux
    Elle est suivie en France, ou les neurologues ne traitent pas beaucoup avec les cannabinoides.
    Quels sont les alternatives pour se procurer des produits en pharmacie ? Faut il se deplacer au Canada pour cela et avoir une ordonnance d’un médecin neurologue spécialisé dans ce type de traitement?
    Je vous remercie pour votre aide.

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    • Jacques

      Bonjour,
      Le CBD est reconnu comme un bon anti-spasmodique. Le CBD serait le cannabinoïde le plus apte à diminuer les spasmes musculaires. Il n’est pas possible de se faire prescrire du CBD en France, car aucune forme galénique de CBD ou Cannabis n’est vendue en pharmacie, de même qu’il est compliqué, voir impossible, de se faire prescrire des cannabinoïdes quand on a pas la nationalité du pays étrangers. Cependant vous pouvez en trouver sur internet. Vous pouvez trouver de l’huile de CBD, ou capsules de CBD sur le site de notre partenaire : http://www.alpha-cat.org/potency-tested-cbd-products/

      Pour la prise de l’huile de CBD c’est généralement 2 à 3 gouttes (allant jusqu’à 10 gouttes par prise) sous la langue 2 à 3 fois par jour. Pour la prise des capsules de CBD c’est généralement 1 capsule pendant les repas 2 à 3 fois par jour.

      Si vous décidez d’utiliser le CBD je vous conseille d’en parler à votre ou vos médecins pour leur(s) demander leur(s) avis sur cette utilisation et les traitements pour votre mère (éventuelles interactions, effets secondaires avec les traitements). Ils pourront également se renseigner à travers des revues ou articles sur pubmed, par exemple.

      Bien à vous,
      Jacques

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