La dysfonction érectile est souvent liée à une cause psycho-logique, comme, par exemple, la peur de l’impuissance. Cependant, au cours des dernières années, l’impuissance sexuelle de l’homme a de plus en plus souvent été associée à des causes physiques comme des troubles de la pression artérielle ou des taux d’hormones.
Là encore, les effets anxiolytiques et calmants du cannabis sur l’état physique et psychologique peuvent apporter un bénéfice thérapeutique. De plus, le Dronabinol produit un effet dilatateur des vaisseaux sanguins et ses propriétés psychoactives augmentent la sensibilité, par exemple au toucher. De nombreuses femmes apprécient également les produits dérivés de cannabis pour leur effet amplificateur de la libido.
Au travers des civilisations et des âges, le cannabis a été consommé pour ses vertus aphrodisiaques. Il est donc tout à fait pensable que le mythe, ainsi que la diabolisation, du cannabis ont largement, ou du moins en partie, contribué à son usage dans le domaine de la sexualité (Abel, 1981). Traditionnellement, le cannabis est retrouvé dans le tantrisme (forme de l’hindouisme) et en médecine ayurvédique. Les préparations à base de cannabis sont réputées pour stimuler le plaisir sexuel. Dans les traditions arabes, le cannabis est synonyme d’aphrodisiaque et la littérature, ainsi que la poésie, en témoignent largement.
Au cours des trente dernières années, de nombreuses enquêtes ont été menées dans les pays occidentaux. Ainsi, en 1974, selon les témoignages de 345 étudiants américains, le cannabis a augmenté davantage le désir sexuel chez les femmes que chez les hommes (58 % contre 39 %) (Koff, 1974). En revanche, les hommes ont été plus nombreux à noter un plaisir sexuel plus intense (60 % contre 43 %). En outre, il a été découvert que l’effet était variable avec le dosage. En effet, une plus grande libido et une augmentation du plaisir ont été rapportées lors de consommations de cannabis modérées plutôt que fortes.
Dans un article paru en 1982 dans une revue scientifique, l’auteur, en parlant des drogues psychoactives, a souligné que le cannabis exerçait de toute évidence un effet stimulant sur la sexualité des personnes. « En définitive, il est paradoxal que ce soient plutôt les jeunes adultes qui consomment du cannabis pour augmenter leurs désirs sexuels. Par contre, les personnes qui se trouvent dans la tranche d’âge nettement au-dessus, et qui auraient souvent plus besoin d’aide pour mieux vivre leur sexualité, en consomment moins. Il n’est donc pas logique, qu’il y ait une telle différence entre besoin et utilisation », a-t-il ajouté en soulignant que paradoxalement, les personnes d’un certain âge qui auraient donc plus besoin de stimuli, consom-maient moins de cannabis que les jeunes (Cohen, 1982).

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