Sous le nom de dystonie, on regroupe les troubles qui se traduisent par des crampes musculaires à intervalles rapprochés. Parmi ce groupe figurent la contraction spastique des paupières (blépharospasme), la torsion du cou (torticolis) et le spasme médian de la face, appelé également dystonie faciale (syndrome de Meige). Certains patients présentent des symptômes, comme la contraction des lèvres ou d’autres mouvements de la langue, tandis que d’autres développent des contractions s’étendant jusqu’aux épaules. Les traitements consistent soit en des injections locales de toxine botulinique, qui ont un effet paralysant et décontractant, soit en un traitement à base de médicaments, par exemple des benzodiazépines. En règle générale, les résultats obtenus avec ces traitements ne sont pas satisfaisants.
Dans des tests sur animaux (hamsters et rats), les cannabinoïdes ont pu calmer des mouvements dystoniques (Richter, 1994).
Chez l’homme, en revanche, il n’y a pas encore suffisamment de résultats disponibles issus d’études cliniques. Toutefois, deux scientifiques ont rapporté que la prise de 200 mg de cannabidiol (CBD) a réduit les symptômes chez un patient souffrant du syndrome de Meige (Snider, 1984). En 1986, un autre groupe de travail a révélé les résultats de ses recherches menées auprès de 5 patients atteints de diverses formes de dystonie. Les sujets avaient reçu un traitement à base de 100 à 600 mg de cannabidiol (CBD) par jour pendant six semaines (Sandyk, 1986). Grâce à ce traitement, les symptômes ont pu être diminués entre 20 et 50 %. En revanche, lors d’une étude en 2002, aucune amélioration des diverses formes de dystonie testées n’a pu être enregistrée avec un traitement à base de Nabilone, un dérivé synthétique du THC (Fox, 2002).
Au cours de la même année, une revue spécialisée a relaté le cas d’une canadienne, souffrant depuis plus de dix ans de dystonie et de fortes douleurs au niveau de l’hypothalamus. Malgré des traitements à base d’opiacés et d’autres analgésiques, elle n’arrivait pas à calmer suffisamment ses douleurs (Chatterjee, 2002). En revanche, en fumant les amélioration de l’état général, de la spasticité et du besoin d’uriner au cours de la nuit (énurésie) chez un patient SEP, suite à des administrations alternées de Dronabinol (Nabilone) ou d’un placebo. (Reproduction avec l’aimable autorisation de Martyn et al., Lancet 1995 ; 345 : 579) cigarettes de cannabis, elle a réussi à réduire considérablement ses souffrances.

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