En Allemagne, 5 à 7 millions de personnes souffrent de douleurs chroniques. Parmi elles, entre 500 000 et 650 000 présentent des douleurs complexes et difficiles à traiter. Au moins un patient sur deux ne dispose pas d’assez de moyens de traitement antidouleur. Souvent, on remarque que les patients développent une résistance, voire une tolérance, aux antalgiques habituels. Par conséquent, le recours à d’autres médicaments devient impératif.
Les produits issus du cannabis sont utilisés dans le traitement de multiples douleurs. Bien que les opiacés, comme la morphine et le tramadol, soient des antidouleurs plus puissants, dans certains cas le cannabis et le Dronabinol sont plus efficaces. Toutefois, il convient d’ajouter que leur effet thérapeutique reste relati-vement imprévisible. Cela signifie que l’on ne sait souvent pas pourquoi le Dronabinol présente un effet thérapeutique chez un patient et pas chez un autre. Je peux également témoigner personnellement de plusieurs cas de patients souffrant de fibro-myalgie, dont certains ont pu profiter de l’effet thérapeutique du cannabis, tandis que d’autres non.
En 2001, l’Association allemande pour le Cannabis Médical a réalisé une enquête auprès de ses membres. Elle a montré que les produits dérivés de cannabis et le Dronabinol ont été utilisés avec succès dans le traitement des maladies suivantes (Grotenhermen, 2003) :
  • arthrose/arthrite
  • hernie discale
  • bébé thalidomide
  • fibromyalgie
  • sensibilité aux agresseurs chimiques (MCS multiple chemical sensitivity)
  • règles douloureuses
  • migraine et autres céphalées
  • affaiblissement musculaire (maladie de Werdnig-Hoffmann)
  • névralgie
  • neurofibromatose
  • lésion du plexus brachial
  • douleur postsozerienne
  • douleur thalamique
  • hernie hiatale
  • lumbago
Parmi les participants à cette enquête, près d’une personne sur quatre utilise du cannabis dans le cadre d’un traitement de la douleur. Aux États-Unis, des enquêtes similaires menées auprès de plusieurs milliers d’utilisateurs de cannabis ont démontré que le traitement des douleurs chroniques comptait parmi les principales causes d’usage médical du cannabis (Gieringer, 2001).
Dans les années soixante-dix, une étude conduite aux États-Unis a révélé que chez 36 patients atteints de cancer, l’administration de 10 et de 20 mg de Dronabinol (THC) a été aussi efficace contre les douleurs liées à la maladie que l’administration de 60 et de 120 mg de codéine (Noyes, 1975). Le Dronabinol en tant qu’antalgique moins puissant, s’est donc avéré tout aussi bénéfique. Toutefois, en ce qui concerne l’état psychologique de certains patients, des effets secondaires, tels qu’ apaisement, euphorie et angoisse ont été constatés. Les auteurs de cette enquête pensent qu’une association du THC avec d’autres antalgiques pourrait offrir davantage de résultats thérapeutiques.
Des essais sur animaux ont également mis en lumière qu’une interaction entre opiacés et THC augmente le bénéfice thérapeutique. En Grande-Bretagne, dans une étude de cas individuel, un patient souffrant de douleurs abdominales aigues, induites par la fièvre méditerranéenne, a pu réduire la dose de morphine en prenant, réparties sur la journée, cinq gélules d’extrait de cannabis dosées à 10 mg de THC (Holdcroft, 1997). En plus du THC, l’extrait contenait du CBD (cannabidiol) et du CBN (cannabinol). En 2003, la revue spécialisée Journal of Pain and Symptom Management a publié des résultats similaires issus d’études conduites au Canada (Lynch, 2003).
De nombreux patients témoignent que le cannabis leur est bénéfique pour atténuer les neuropathies, c’est-à-dire les douleurs induites par une lésion nerveuse. Cette lésion peut avoir diverses causes, par exemple une maladie métabolique (comme le diabète sucré), un traitement médicamenteux, un traumatisme subi lors d’un accident ou bien d’autres encore. Dans une étude pilote dirigée par le professeur Donald Abrams de l’université de Californie, 16 patients atteints de neuropathies liées à une infection VIH ont reçu soit du cannabis, soit un placebo. Pour 3 de ces patients, les problèmes neurologiques étaient dus à la maladie elle-même, pour 8 autres au traitement antiviral et pour les 5 patients restant, probablement des deux à la fois. Une atténuation de plus de 30 % de la douleur a pu être enregistrée par 10 patients sur les 16 personnes participant au test (Abrams, 2003).
Un médecin spécialiste de la douleur de Thüringen (Allemagne) m’a rapporté le cas d’un homme âgé de 62 ans chez qui l’interaction d’opiacés et de THC a été très bénéfique. Le THC a permis de réduire les effets secondaires indésirables des opiacés. Le patient souffrait d’une neuropathie du nerf honteux interne (probablement suite à une intervention chirurgicale sur une tumeur du gros intestin) provoquant des douleurs insup-portables au niveau des intestins ainsi que des sensations désagréables dans les cuisses. Suite à l’opération, le patient était suivi dans un centre antidouleur avec des traitements à base d’opiacés (morphine et Durogesic®) et divers autres médi-caments (Saroten®, Katadolon®, Celebrex® et des infusions à base de procaïne). Les opiacés lui déclenchaient de fortes nausées et il a fallu diminuer leur dosage ce qui, par conséquent, a de nouveau augmenté l’intensité des douleurs. Pour cette raison, le recours au Dronabinol a été très utile. En fin de traitement, le dosage correspondait à 30 mg de Dronabinol en deux prises quotidiennes. Après la disparition des nausées, l’administration de Durogesic® a pu être augmentée de nouveau. Quand le patient a quitté le centre, il ne souffrait plus que de douleurs légères et supportables.
À Berlin, une patiente qui souffrait de fortes douleurs provo-quées par un cancer des os (plasmocytome) a évoqué les multiples effets bénéfiques et complémentaires du cannabis par rapport à sa maladie. « Je consomme du cannabis de la même manière que la morphine. Je sais que j’ai besoin des deux : la morphine calme les douleurs de mes os et le cannabis aide à relaxer le raidissement des muscles provoqué par la douleur. Le cannabis permet de réduire, voire même de supprimer, les antalgiques, tels que Novalgine® et proxène, que je prends en plus de la morphine. En revanche, je ne peux pas modifier aussi facilement le dosage de la morphine, parce que cela me provoquerait des symptômes de manque. La maladie, dont je suis atteinte, évolue constamment sans pouvoir réellement l’en empêcher. Pendant les phases de traitement par chimiothérapie et rayons, mon système immunitaire est effondré et ma vie ne tient plus qu’à un fil. L’état dépressif qui s’installe alors ressemble à une véritable crise existentielle. C’est grâce au cannabis que j’aperçois la sortie du tunnel, que s’installe en moi une vision optimiste de la vie et que je retrouve ma bonne humeur. N’étant pas spécialiste en matière de drogues, je me suis laissée dire que le risque d’accoutumance était élevé et que d’importants effets secondaires pouvaient apparaître. Mon expérience personnelle est toute autre. Tout ce que je peux dire est qu’aujourd’hui, sans consommation de cannabis, je n’aurais plus que la peau sur les os, tellement le traitement à base de morphine, en plus de la maladie, me coupe l’appétit. Le cannabis m’aide à retrouver l’envie et le plaisir de manger un peu. Un avenir sans cannabis m’est devenu inimaginable ».
En 2001, des médecins du service antidouleur du CHU de Cologne (Allemagne) ont publié les premiers résultats sur l’application médicale du Dronabinol chez 6 patients souffrant de douleurs (Elsner, 2001). Jusqu’alors, aucun traitement n’avait pu les soulager suffisamment, ni opiacés, ni d’autres antalgiques puissants. Sur 3 des 6 patients, le Dronabinol à un dosage de 2,5 à 10 mg par jour a eu pour résultat « l’atténuation satisfaisante de la douleur ». Parmi les 3 patients chez qui le traitement à base de Dronabinol a été appliqué avec succès, une personne souffrait de paraplégie traumatique. Dans son cas précis, une première administration de 5 mg de THC est restée, outre la fatigue, sans effet apaisant. Après une augmentation du taux moyen d’atténuation de la douleur suite à l’administration de THC, de codéine ou d’un placebo chez des patients souffrant de douleurs liées au cancer. (Extrait : Noyes et al. ,Clinical Pharmacology and Therapeutics 1975 ; 18 : 84-89) dosage à 10 mg de THC par jour, une réduction des douleurs a pu être constatée pour la première fois. Cet effet s’est prolongé tout au long des dix mois du temps d’observation. Quant à l’effet de fatigue, il a disparu au cours du traitement. Pour les 2 autres patients, souffrant de douleurs liées à un traumatisme médullaire, un dosage de 2,5 et de 5 mg de THC par jour a été suffisant pour atténuer les douleurs. En plus du Dronabinol, un des patients a reçu un médicament pour relaxer les muscles (baclofène). Le Dronabinol n’a pas montré d’effet bénéfique sur les 3 autres patients, dont l’un souffrait de douleurs cuisantes chroniques du côté droit de la tête, un autre souffrait de douleurs cuisantes neuropathiques au niveau de l’appareil génitourinaire et rectal, et le troisième , paraplégique, souffrait depuis cinq ans de vives douleurs chroniques. Chez ce dernier patient, l’administration de 5 à 15 mg de THC par jour avait, dans un premier temps, atténué les douleurs et amélioré l’humeur. Mais cet effet positif s’est estompé au bout de deux mois de traitement. Un homme âgé de 37 ans a témoigné de ses douleurs du membre fantôme dont il souffrait depuis vingt ans, suite à l’amputation d’une jambe. Selon lui, en dehors du cannabis, aucun médicament n’a pu calmer ses douleurs de manière satisfaisante. « J’ai le sentiment qu’un couteau est planté dans mon mollet, que mon muscle est entaillé violemment du haut vers le bas et qu’on m’arrache les ongles des orteils. (…). Quant aux différents modes d’utilisation du cannabis, j’aimerais ajouter que, dans mon cas, c’est le cannabis fumé qui est le plus efficace.
Premièrement, parce que les effets thérapeutiques sont très rapides, facteur essentiel pour combattre la douleur, et deuxièmement, parce que c’est ainsi que je sais le mieux doser. Troisièmement, je constate une sorte d’effet à retardement qui me permet, le lendemain, de passer une journée quasiment sans douleur. D’ailleurs, je tiens à préciser qu’avant l’amputation je n’avais jamais utilisé de cannabis. Je répartis le dosage de l’ordre de 2 g par jour, en 3 à 6 joints par jour. C’est au cours de trois à cinq mois de traitement que ce dosage s’est révélé le plus efficace. Des effets secondaires sous forme de fortes transpirations pendant la nuit, sont apparus pendant les deux et trois premières années. En revanche, depuis le début, l’effet antalgique du cannabis est resté constant. »
L’exemple suivant montre parfaitement les problèmes et les conséquences de l’illégalité en matière d’utilisation de cannabis à usage médical. En octobre 1995 à Berlin, lors du premier symposium allemand sur le potentiel thérapeutique du cannabis, le Dr Andreas Ernst, spécialiste de la douleur, a relaté le cas d’un homme de 30 ans, paraplégique à la suite de blessures au niveau de la colonne vertébrale et de la moelle épinière contractées pendant une opération militaire dans son pays natal. Ce patient souffrait de fortes douleurs et de spasmes dans les jambes. « Ce patient a reçu tous les traitements médicamen-teux possibles, allant des anticonvulsivants à la morphine par voie orale. Même à un dosage faible de la morphine orale, il a réagi par une intolérance. Nous avons donc commencé par lui injecter des opiacés (morphine) à faible dose directement dans le canal rachidien. Ainsi, pour la première fois, ses douleurs ont disparu pendant quelque temps. C’est pourquoi nous avons procédé à l’implantation d’une pompe auto-stimulante avec un cathéter vers la moelle épinière. Actuellement, il reçoit de la morphine à un dosage de 10 mg par jour avec ce moyen. Or, depuis six mois (il suit ce traitement depuis près de deux ans), il nous parle d’apparitions de plus en plus fortes de spasmes sévères, auxquels quasiment aucune thérapie ne peut répondre. Je lui ai demandé ce qu’il faisait alors pour supporter de telles douleurs. Avec un sourire malicieux il m’a répondu qu’il fumait du haschich, une pratique courante dans son pays d’origine. Ainsi, il se sentait bien pendant plus d’une demi-journée. Mais souvent, vers le soir, il fallait encore fumer pour se débarrasser à nouveau de la douleur. Lors d’une autre consultation, il a reparlé de ses douleurs insupportables. Alors, je lui ai demandé pourquoi il ne fumait plus de haschich ? Il m’a raconté qu’il y a peu de temps, une perquisition avait eu lieu chez lui parce qu’il était soupçonné de trafic de cannabis, ce qui, à mon avis, doit être plutôt difficile pour quelqu’un qui est cloué dans un fauteuil roulant ».

14 Réponses à “Cannabis et Douleurs physiques”

  1. Xavier

    Bonjour, merci pour cette article très interessant. J aimerais savoir sous qu elle forme je pourrais prendre du cannabis pour l arthrose de ma mère. Sans fumée.
    Cordialement

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    • Jacques Leca

      Bonjour,
      Alors vous pouvez utiliser différentes sortes d’administration du Cannabis ou de ses dérivés. Le CBD (composant non-psychoactif du Cannabis) s’avère être un puissant anti-inflammatoire notamment pour les douleurs chroniques. Avant toutes choses je vous conseille de consulter votre médecin par rapport aux traitements qu’utilise votre mère. Il existe donc du CBD sous forme d’huile (que vous pouvez sur Internet, attention aux arnaques cependant), sous forme de gélules, capsules (sur Internet également), il existe aussi sous forme de suppositoires, et vous pouvez faire du beurre pour ingérer du Cannabis sous formes de pâtisseries. Si votre mère n’a jamais expérimenté le Cannabis, ou si elle l’a très peu expérimenté il est donc préférable d’éviter cette utilisation ou alors en très faible quantité (car il y aura du THC dans votre beurre).
      Je me permet de vous rappeler que si vous décidez de vous procurer du cannabis même dans un cadre thérapeutique, son achat et sa consommation restent illégale en France… En aucun cas l’UFCM ne pourra être portée pour responsable.
      Bien à vous,
      Jacques

      Répondre
  2. Aude

    Bonjour,
    Je me suis faite opérer de plusieurs hernies discales qui me faisaient souffrir depuis 6 ans et une grosse lombalgie perdure depuis l’opération avec des douleurs constantes. J’ai lu tous les articles et suis un peu perdue, non sur la capacité du cannabis à aider à réduire un peu les douleurs, mais plutôt sur les types d’administration et les dosages pour du traitement anti-inflammatoire / douleurs. Pourriez-vous m’aider ?
    Merci beaucoup,
    Aude

    Répondre
    • Jacques Leca

      Bonjour,
      Pour le CBD sous forme de capsules c’est bien d’en prendre 1 à 3 fois par jour lors des repas. Pour le CBD sous forme d’huile c’est également 2 à 3 fois par jour 2 à 3 gouttes sous la langue. Si vous voulez essayer le CBD je vous conseille ce site : http://www.alpha-cat.org/potency-tested-cbd-products/
      Pour le THC le RSO (Rick Simpson Oil) se prends également sous forme de gouttes sous la langue. Comme c’est très concentré en THC. C’est à vous de faire votre dosage en commençant par une goutte ou deux par jour. Vous pouvez en trouver ici : http://rso-amsterdam.com/tag/company/
      Bien à vous,
      Jacques

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  3. Marylin

    Bonjour,
    Je suis atteinte de fibromyalgie, j’ai également une hernie discale ( l5, s1 )
    Donc lombalgie chronique depuis très longtemps, je souffre de fortes douleurs cervicales et maux de têtes ( acouphènes et colopathie fonctionnelle) et suis insomniaque depuis l’âge de 18 ans ( j’en ai maintenant 50! ). J’ai bien évidemment consulté tous les spécialistes concernés qui me traitent par anti-dépresseurs mais sans aucune efficacité. J’ai commandé du liquide CBD pour cigarette électronique pour ses vertus thérapeutiques et en fume depuis un mois sans grand résultat. J’ai également tenté de fumer de la weed ( 1 par jour ) depuis un mois mais cela est plus contraignant et moins discret.
    Mes question :
    Ce liquide est-il efficace ? Combien de bouffées dois-je tirer pour un résultat optimal ? Au bout de combien de temps le résultat se fait-il ressentir ?
    Merci par avance pour vos réponses car je suis à bout et mes douleurs deviennent insupportables
    Cordialement.

    Répondre
    • Jacques Leca

      Bonjour,
      Je ne connais pas les biens fais ou non des liquides pour cigarettes même à base de CBD. Je comprends que fumer du cannabis peut être contraignant. Ce que je peux conseiller cependant ce sont les capsules ou huiles de CBD. Pour la prise de ces formes galéniques de CBD c’est généralement 2 à 3 gouttes sous la langue 2 à 3 fois par jours. Si vous voulez essayer ces nouvelles formes de CBD je vous conseille le site de notre partenaire : http://www.alpha-cat.org/potency-tested-cbd-products/
      Ou encore vous pouvez essayer de fort concentrés de THC. Vous pouvez en trouver ici : http://rso-amsterdam.com/tag/company/
      En espérant vous avoir aidé.
      Bien à vous,
      Jacques

      Répondre
      • Marylin

        Bonjour,
        Merci pour vos réponses,
        Du coup une autre question me vient à l’esprit, sachant que l’herbe à fumer donne faim une fois consommée ( donc prise de poids, j’ en suis à 2kgs ! ). Souhaitant essayer l’huile de CBD que vous m’avez conseillé, savez vous si celle ci donne aussi de l’appétit ( donc grossir ! ) ?
        Merci par avance pour vos réponses.
        Cordialement.

        Répondre
        • Jacques Leca

          Bonjour,
          En effet le CBD peut également stimuler l’appétit mais dans une moindre mesure comparée au THC.
          Bien à vous,
          Jacques

          Répondre
  4. Olivier

    Bonjour,
    je souffre de syndrome myofacial (spasme neuro musculaire) donnant des douleurs de névralgies pudendales dans le périnée plus d’informations ici : http://www.pudendalsite.com/

    J’ai plusieurs questions :
    Quelle variété de cannabis en concentration thc et cbd peut soulager ceci ?
    a quelle fréquence le prendre ?et combien de temps?

    la vaporisation au Volcano par exemple sera t’elle plus efficace que des huile?

    autre question la cannabis affaiblit t il le système immunitaire ?
    peut t’il aider a lutter contre des intolérance alimentaire, intestin irritable, staphylocoque doré (nez), démangeaison

    merci bien

    cdt

    Répondre
    • Jacques Leca

      Bonjour Olivier,

      Avant toutes choses, si vous décidez d’utiliser du cannabis ou des cannabinoïdes je vous conseille d’en parler à votre ou vos médecins pour leur(s) demander leur(s) avis sur cette utilisation et vos traitements. Ils pourront également se renseigner à travers des revues ou articles sur pubmed, par exemple :

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26785153
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27334610

      Le cannabis n’affaiblit pas le système immunitaire, il semble même l’augmenter d’après certaines études, les cannabinoïdes endogènes (endocannabinoïdes) régulent le système immunitaire. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26408161

      Il n’y a pas de variétés « machin » ou de variétés « truc » pour traiter une pathologie ou une autre. Toutes les variétés de cannabis possèdent des concentrations de cannabinoïdes différentes, tels le THC ou CBD (Cannabidiol; composant non-psychoactif). De ce que l’on sait pour le moment, ceux sont les différentes concentrations de ces 2 composés qui semblent moduler plus certains symptômes que d’autres.

      Le THC est un bon analgésique, anti-émétique et permet de retrouver la faim mais possède également des propriétés psychoactives qui donnent l’effet « high » (peut être embêtant si vous n’avez jamais consommé de cannabis). Quant au CBD lui possède des effets essentiellement neuroprotecteurs, anti-spasmodiques et anti-inflammatoires ainsi que bien d’autres propriétés médicales.

      Je pense que pour votre pathologie, le mieux serait d’essayer la vaporisation de fleurs de cannabis (entre 160 et 210°C, c’est à vous de voir ce qu’il semble être le mieux) 2 à 3 fois par jours pour vos douleurs et votre prise alimentaire. En complément pour vos spasmes et démangeaisons vous pouvez essayer l’huile de CBD, ou capsules de CBD. Pour la prise de l’huile de CBD c’est généralement 2 à 3 gouttes (allant jusqu’à 10 gouttes par prise) sous la langue 2 à 3 fois par jour. Pour la prise des capsules de CBD c’est généralement 1 capsule pendant les repas 2 à 3 fois par jour. Si vous voulez essayer ces formes galéniques de CBD je vous conseille le site de notre partenaire : http://www.alpha-cat.org/potency-tested-cbd-products/

      Je me permet de vous rappeler que si vous décidez de vous procurer du cannabis même dans un cadre thérapeutique, son achat et sa consommation restent illégale en France… En aucun cas l’UFCM ne pourra être portée pour responsable.

      Bien à vous,

      Jacques

      Répondre
  5. Olivier

    Bonjour,
    Je me tourne vers car ayant essayer tous ce qui en médecine , je ne sais plus que faire…..tellement les douleurs sont tres fortes

    Je suis atteint de syndrome myofacial donnant des douleur de névralgie pudendale depuis plus de 12 ans

    Quelle variété ou forme de cannabis peut soulager les douleur neuro-musculaire spasme et ou douleur type névralgique pudendale dans le périnée

    Le cannabis vaporisé (Volcano) est il plus efficace que en goutte ?

    Quel dosage et quelle posologie pour quelqu’un de moins de 50kg ?

    Je vous remercie d’avance de votre réponse

    Olivier

    Ps: j’ai ete obligé de mettre un nom de site en occurrence cette page car le navigateur veut que je rentre un site alors que je n’en ais pas

    Répondre
  6. Laurent

    Bonjour M. Leca,

    J’ai passé commande sur le site RSOAmsterdam il y a plus d’une semaine maintenant,
    je n’ai toujours aucune nouvelle de ma commande et aucune réponse à mes mails.

    Ce site que vous conseillez sur cette page est il sérieux ou est ce une arnaque ?

    Merci de votre réponse.

    Cordialement.

    Répondre
    • Jacques

      Bonjour Laurent,
      Oui ce site est normalement sérieux. Nous avons directement contact avec eux. Nous avons envoyé un mail pour demander ce qu’il s’y trame. Dès que nous en savons plus je vous contacterai sur l’adresse yahoo que vous avez laissé, si elle est toujours valide. Sinon je vous répondrai par commentaire.
      Bien à vous,
      Jacques

      Répondre

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