Divers troubles peuvent causer des démangeaisons, en dehors bien sûr de la présence de parasites, tels que des puces ou des acariens. Il s’agit entre autres de neurodermite, de diabète, d’allergies, de maladies du foie ou de leucémie. Dans le cas d’une neurodermite par exemple, l’altération de la peau provoque les démangeaisons et dans le cas des maladies internes, le trouble est causé par des taux anormaux de substances irritantes dans le sang.
Parmi ces substances figure l’acide biliaire, qui, chez les personnes en bonne santé, est transporté en même temps que la bile dans les intestins afin de stimuler la digestion. Dans certaines maladies du foie, cet acide passe dans le sang. Il devient alors souvent très difficile de traiter ces formes de démangeaisons.
En 2002, une étude conduite à l’université de Floride a eu pour objet d’étudier l’efficacité du Dronabinol dans le traitement de démangeaisons induites par une hépatite choléstatique, jusqu’alors résistantes à tout autre traitement (Neff, 2002). Pour cette étude, 3 patients ont été choisis. Tous avaient déjà suivi différentes thérapies, notamment à base de médicaments, comme la rifampicine, le phénobarbital, la naltrexone, la cholestyramine, la diphénhydramine et la doxépine, ainsi que de multiples lotions, des radiothérapies et des plasmaphérèses (formes d’hémodialyses). Pour ces personnes, les fortes démangeaisons ont causé une détérioration considérable de leur qualité de vie, des insomnies, des dépressions, des idées suicidaires en plus d’une inaptitude au travail. Au début, ils ont reçu un traitement dosé à 5 mg de THC en allant se coucher. Les 3 patients ont rapporté une atténuation des démangeaisons et une amélioration considérable de la qualité de leur sommeil. 2 patients ont également vu disparaître leur état dépressif. Un patient a remarqué l’apparition de troubles de la coordination. Même après avoir été réduit à un dosage de 2,5 mg de Dronabinol, le traitement est resté efficace. Chez les 3 patients, l’effet antiprurigineux a duré entre quatre et six heures. A part des témoignages de patients et de médecins, il n’existe aucune étude clinique sur d’autres formes de démangeaisons. Le professeur Grinspoon a rapporté le cas d’un homme âgé de 52 ans qui souffrait d’une neurodermite importante (Grinspoon, 1994). Sous automédication à base de cannabis, ce patient a pu calmer significativement ses démangeaisons et ses symptômes inflammatoires. A chaque fois qu’il arrêtait son traitement, les symptômes reprenaient avec la même intensité qu’avant le traitement. Selon d’autres témoignages, recueillis par l’Association Internationale pour le Cannabis Médical (IACM), le cannabis est aussi utilisé avec succès dans le traitement d’autres types de démangeaisons, par exemple chez des malades atteints du sida.
Les démangeaisons importantes étant liées à des causes très différentes, il est peu probable que les produits issus du cannabis soient systématiquement efficaces dans le traitement de toutes les formes de démangeaisons.

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