Parfois, les effets psychotropes aigus des produits dérivés de cannabis peuvent provoquer des crises d’angoisse voire des accès de panique. En revanche, dans le cas d’angoisses chroniques ou de peurs paniques à répétition, sans cause extérieure apparente, le cannabis peut au contraire être tout à fait bénéfique.
D’après l’article d’un psychiatre des Services de Santé Canadiens aux Armées d’Ottawa, le cannabinoïde synthétique Nabilone a été efficace pour traiter les symptômes de troubles de stress post-traumatique. Le Nabilone a présenté des effets similaires au cannabinoïde naturel Dronabinol (THC) (Fraser 2009). L’étude a porté sur 47 patients diagnostiqués qui présentaient des cauchemars continuellement malgré les traitements conventionnels aux sédatifs et antidépresseurs. Ces patients reçurent un traitement de Nabilone et furent ensuite examinés dans une clinique psychiatrique spécialisée entre 2004 et 2006. La majorité des patients (72 %) traités au Nabilone ont vu leurs cauchemars cesser ou être réduits considérablement. Une augmentation du temps et de la qualité du sommeil, ainsi qu’une réduction des flashbacks et des sueurs nocturnes ont aussi été rapportés par certains patients. Cette étude clinique est la première à relater l’usage des cannabinoïdes dans le traite-ment des troubles de stress post-traumatiques.
Les vertus anxiolytiques des produits dérivés de cannabis s’expliquent par l’influence exercée sur la mémoire. En 2002, des scientifiques de l’Institut de psychiatrie Max-Planck de Munich (Allemagne) ont mené une étude qui a révélé le rôle primordial joué par le système cannabinoïde endogène dans l’effacement des souvenirs désagréables (Marsicano, 2002). Au cours des tests, les souris ayant reçu un inhibiteur des récepteurs aux cannabinoïdes, afin d’empêcher les endocannabinoïdes de s’y lier, ont révélé une diminution de leur capacité à effacer la peur de leur mémoire. Ces animaux, préalablement conditionnés à associer une note de musique à un électrochoc, ont manifesté des réactions de peur qui ont duré bien au-delà du temps où la note de musique n’était plus associée à un électrochoc. Les souris non préparées ont rapidement cessé leur réaction de peur face à la note de musique une fois qu’elle n’était plus associée au choc, contrairement aux souris ayant reçu le bloqueur de sites CB1. Une fois que les souris ont commencé à oublier leur réponse conditionnée aux chocs, les chercheurs ont découvert que des endocannabinoïdes avaient fortement imprégné une région du cerveau, l’amygdale, qui joue un rôle important dans la fonction de mémorisation des souvenirs d’événements à forte composante émotionnelle comme la peur.
Des chercheurs de l’université de Yale (États-Unis) se sont demandés pourquoi de nombreux schizophrènes étaient aussi des consommateurs de cannabis. Selon eux, la réponse se trouverait justement dans l’atténuation des angoisses et du stress (Krystal, 1999). Malgré un potentiel aggravant des symptômes de la schizophrénie lié à la prise de cannabis, ce dernier permet néanmoins aux personnes concernées d’oublier plus facilement leurs expériences négatives.

Angoisses et troubles de stress post-traumatiquesParfois, les effets psychotropes aigus des produits dérivés de cannabis peuvent provoquer des crises d’angoisse voire des accès de panique. En revanche, dans le cas d’angoisses chroniques ou de peurs paniques à répétition, sans cause extérieure apparente, le cannabis peut au contraire être tout à fait bénéfique.D’après l’article d’un psychiatre des Services de Santé Canadiens aux Armées d’Ottawa, le cannabinoïde synthétique Nabilone a été efficace pour traiter les symptômes de troubles de stress post-traumatique. Le Nabilone a présenté des effets59similaires au cannabinoïde naturel Dronabinol (THC) (Fraser 2009). L’étude a porté sur 47 patients diagnostiqués qui présentaient des cauchemars continuellement malgré les traitements conventionnels aux sédatifs et antidépresseurs. Ces patients reçurent un traitement de Nabilone et furent ensuite examinés dans une clinique psychiatrique spécialisée entre 2004 et 2006. La majorité des patients (72 %) traités au Nabilone ont vu leurs cauchemars cesser ou être réduits considérablement. Une augmentation du temps et de la qualité du sommeil, ainsi qu’une réduction des flashbacks et des sueurs nocturnes ont aussi été rapportés par certains patients. Cette étude clinique est la première à relater l’usage des cannabinoïdes dans le traite-ment des troubles de stress post-traumatiques.Les vertus anxiolytiques des produits dérivés de cannabis s’expliquent par l’influence exercée sur la mémoire. En 2002, des scientifiques de l’Institut de psychiatrie Max-Planck de Munich (Allemagne) ont mené une étude qui a révélé le rôle primordial joué par le système cannabinoïde endogène dans l’effacement des souvenirs désagréables (Marsicano, 2002). Au cours des tests, les souris ayant reçu un inhibiteur des récepteurs aux cannabinoïdes, afin d’empêcher les endocannabinoïdes de s’y lier, ont révélé une diminution de leur capacité à effacer la peur de leur mémoire. Ces animaux, préalablement condi-tionnés à associer une note de musique à un électrochoc, ont manifesté des réactions de peur qui ont duré bien au-delà du temps où la note de musique n’était plus associée à un électrochoc. Les souris non préparées ont rapidement cessé leur réaction de peur face à la note de musique une fois qu’elle n’était plus associée au choc, contrairement aux souris ayant reçu le bloqueur de sites CB1. Une fois que les souris ont commencé à oublier leur réponse conditionnée aux chocs, les chercheurs ont découvert que des endocannabinoïdes avaient fortement imprégné une région du cerveau, l’amygdale, qui joue un rôle important dans la fonction de mémorisation des souvenirs d’événements à forte composante émotionnelle comme la peur.

Des chercheurs de l’université de Yale (États-Unis) se sont demandés pourquoi de nombreux schizophrènes étaient aussi des consommateurs de cannabis. Selon eux, la réponse se trouverait justement dans l’atténuation des angoisses et du stress (Krystal, 1999). Malgré un potentiel aggravant des symptômes de la schizophrénie lié à la prise de cannabis, ce dernier permet néanmoins aux personnes concernées d’oublier plus facilement leurs expériences négatives.

4 Réponses à “Cannabis, angoisses et troubles de stress post-traumatiques”

  1. Caroline

    Bonjour, J’ai un diagnostique de stress post-traumatique et de douleur chronique au dos. Le premier depuis plus de 5 ans maintenant et le 2e depuis plus de 3 ans maintenant. Je suis à la recherche d’un médecin au Québec, Montérégie (Rive-Sud de Montréal) qui pourrait me prescrire du cannabis à des fins médicinales.

    Merci à ceux et celles qui me communiqueront les infos dont j’ai besoin pour me trouver un médecin ouvert à l’idée de me traiter avec du cannabis.

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  2. Legare

    J’ai un ESPT chronique avec phobie spécifique aux hommes. Cause d’une secte en colombie britanique j’ai été violé avec drogue du viol et après j’ai fait une fausse couche mais je m’en suis souvenu pendant les imos de thérapie depuis 2012 je voudrais selon des études faites essayer ce traitement es ce que c’est legal au Qc

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    • Jacques Leca

      Bonjour,
      Tout d’abord je suis navré d’apprendre ce qu’il vous est arrivé. Je vous conseille d’aller voir un médecin au Québec car la législation et le corps médical canadien pourra sans doute mieux vous renseigner et orienter que nous. Si vous n’arrivez pas à obtenir de l’aide sur place au Québec, je vous conseille de contacter CAMH à Toronto où ils ont de très bon programme de prise en charge et de consultation pour les syndromes post-traumatiques.
      Bien à vous,
      Jacques

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