De nombreux patients m’ont fait part de leurs expériences positives avec des produits issus du cannabis pour traiter diverses allergies, comme les allergies aux poussières domesti-ques. En cas d’allergies, les symptômes sont généralement plus marqués le soir ou pendant la nuit, lorsque le taux naturel de cortisone est au plus bas de la journée. D’après les témoignages, quelques bouffées d’une cigarette de cannabis suffiraient pour éviter ces symptômes.
En janvier 2003, une étude conduite à l’université du Michigan sur des souris a démontré que les deux cannabinoïdes, le THC et le cannabinol (CBN), réduisaient la réaction allergique des animaux, sensibilisés préalablement à une substance à base d’albumine. Les scientifiques, de manière contrôlée, ont provoqué chez ces animaux une réaction pro-allergique à une protéine avant de les vaporiser avec cette même substance. Les souris ont réagi dans les vingt-quatre heures par une importante augmentation du nombre de cytokines pro-allergiques dans les poumons ainsi que par d’autres symptômes allergiques comme un taux élevé d’immunoglobuline E (IgE) dans le sang et dans le mucus des poumons. L’ensemble de ces symptômes inflammatoires a donc pu être réduit significativement par le THC et le CBN. « Les cannabinoïdes offrent un potentiel thérapeutique dans le traitement des affections respiratoires d’origine allergique à cause de l’action antagoniste de l’expression anormale de cytokines par les lymphocytes T et à l’inhibition du processus inflammatoire associé », ont conclu les chercheurs dans une revue scientifique.
D’après une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Bonn (Allemagne) sur des animaux, l’application d’une pommade contenant du THC est capable de réduire les réactions allergiques de la peau. Le rôle des endocannabinoïdes s’est avéré être important dans le processus inflammatoire. L’augmentation du niveau d’endocannabinoïdes réduit les réactions inflammatoires alors que l’absence de récepteurs cannabinoïdes les augmente (Karsak, 2007).
Dans le traitement des affections des voies respiratoires, les propriétés antiallergiques du THC peuvent également présenter d’autres effets thérapeutiques. Ainsi, l’effet broncho-dilatateur du THC a eu du succès dans une étude clinique chez un certain nombre d’asthmatiques. Il existe une autre action thérapeutique du THC, qui, pour l’instant, n’a pu être prouvée que sur des animaux, mais qui mérite un certain intérêt. En effet, une étude conduite en 2000 a démontré que les cannabinoïdes endogènes empêchent la toux et les contractions douloureuses au niveau des voies respiratoires (Calignano, 2000). Les endocannabi-noïdes ont exercé un effet relaxant sur les muscles à chaque fois que ceux-ci se contractaient sous l’effet du stimulus capsaïcine.

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